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 Leçon de ténacité ou La résistance du changement

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Mattkragh
Snotling en rut
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Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Leçon de ténacité ou La résistance du changement   Sam 7 Juil 2007 - 13:56

Leçon de ténacité
ou
La résistance du changement.


« Guillermo…Tu m’entends Guillermito ? Viens, viens je t’attends…Nous serons enfin de nouveau ensemble…Guillermo…Guillermito… »

- GUILLERMO !! Lève-toi, trou…
Guillermo n’entendit pas la suite, une autre explosion avait éclaté non loin.
- Debout ! Comment tu peux t’endormir avec ces foutus canons ?
- Je ne dormais pas capitaine.
- Te fous pas de moi ! Si je te revois avec les yeux fermés t’a intérêt à être mort ! Comprit ?
- Si. Affirma Guillermo tout en sachant que les admonestations son supérieur n’était pas que des hâbleries.
- Alors on avance !
Guillermo se releva péniblement en secouant la tête. Il avait les jambes molles et l’impression que tout tournait.
Le coup qu’il avait reçut à la tête en était sans nul doute responsable.
- Ca va Guillermo ? Lui dit Vino en lui tendant l’épée qu’il avait laissée dans la terre boueuse.
- Oui, c’est simplement dur de revenir à la réalité.
- Tu rêvais de notre belle Tilée ? Demanda Francisco.
- Non…de Mona.
- Oh, désolé Guil. Dit Francisco en se rappelant que Guillermo était veuf.
- Vous croyez qu’c’est l’moment ? S’énerva Andréas.
Le régiment de mercenaire se reformait tant bien que mal, tout en avançant parmi les sillons. Le groupe, dirigé par le capitaine Rodrigue Morelli, était au milieu de troupes impériales. Le champ de bataille était un futur champ de blé dont l’avenir était bien incertain si l’on comptait les cratères, le sol tassée par des centaines de pieds, et le sang qui abreuvait la terre déjà fangeuse.
A présent debout, ses esprits en place et son arme au poing, Guillermo progressait avec ses compagnons. Un ordre supplémentaire fut masqué par la détonation d’un mortier de l’Empire. Les chevaux hennissaient, les hommes hurlaient leur fiel, leur crainte, et leurs douleurs, derrière le rugissement des bouches de feu. Les seuls vraiment pondérés étaient, contrairement à leur réputation, les tiléens. La hardiesse de ces hommes tenait un mot de deux lettres : or. Leur détermination n’était du qu’a leur avidité de richesses, et cela suffisait à leurs employeurs.

Devant les hommes de Morelli des lanciers Ostlander sentait leur tour venir. En effet seulement trois rangées de franches compagnies les séparaient de la seconde vague ennemie.
Une horde glapissante et hurlante, beuglait ses intimidations gutturales en les ponctuant de coup de hachoirs. Malgré toute leur fougue, les hommes ne semblaient pas de taille face à l’ire de ceux qui ne l’étaient qu’à demi.
Soudain, quelque chose de terrible poussa un cri strident et atroce. Levant les yeux au ciel Guillermo vit une silhouette violette, floue, siffler au-dessus des rangs comme un boulet hurlant, en laissant dans son sillage une traînée multicolore. Comme tous les hommes de la compagnie, Guillermo avait souvent pris la mer en quête d’emploi, et par conséquent avait acquit certaines connaissances concernant la faune sous-marine. D’après lui la créature hurlante avait tout d’une raie, si l’on omettait sa taille, ses crocs et le fait qu’elle vole en semant l’effroi.
Un impérial qui dirigeait des archers ostlander ordonna férocement que l’on prenne les raies volantes comme cible. Suite à cet excès venimeux, les monstres hurlants tombèrent sur lui et Guillermo ne préféra pas regarder ce qu’il en advint.
A présent les gerbes de sang de lanciers étaient visibles, même de Guillermo et de ses amis qui formait le troisième rang du régiment.
Bientôt les tiléens durent faire attention à ne pas trébucher sur les cadavres plus que mutilés des lanciers. Leurs adversaires avaient détalé mais avaient été remplacés avec promptitude par pires encore.
A l’instar de leurs prédécesseurs, les bêtes avaient de la fourrure et un faciès entre le bovin et le chevalin, mais las de la bipédie, le dieu sombre leur avait envoyé des monstruosités au tronc d’humanoïde et au reste d’équidé. Pour parachever l’œuvre, les bêtes étaient fournies de cornes plus imposantes et de haches à double tranchant.
A l’instant où ces aberrations chargèrent, il n’était plus question de lanciers, de horde et de compagnie, mais de survie. Les rangs étaient percés, les hommes désordonnés, et la sauvagerie se disputait à la vélocité.

Guillermo vit arriver vers lui l’un des hybrides mugissants. De toutes ses forces, serrant la garde de son épée, il frappa la bête dans l’espoir d’être le plus vif, néanmoins, son ennemi parvint à contrer, et grâce à l’élan qu’il avait prit, projeta le tiléen dans la limoneuse terre du champ. Avant que la bête n’enchaîne, Guillermo profita de sa position et lui sectionna les tendons au-dessus du sabot avant gauche. Une humeur pourpre jaillit et l’hybride fit volte-face en chancelant, afin de reprendre ses distances, puis de l’élan. Guillermo, lui, sauta sur l’occasion et le dos du mi-cheval. La créature chaotique se cabra et secoua furieusement son échine, mais le tiléen se cramponnait fermement à une corne. Lorsque le monstre reposa les sabots avant, Guillermo mis tout son poids sur la prise de sa senestre, et de son autre main, planta profondément sa lame dans le cou musculeux. La bête s’effondra en vomissant une humeur rouge sombre par sa plaie.
Guillermo roula pour ne pas être écrasé, et parvint à se remettre sur pied. Il vit Andréas croiser le fer avec un hybride, il se mit à sourire.
« Finalement on s’en sort pas mal » se dit Guillermo, avant d’apercevoir un nouveau quadrupède en charge. Il plongea alors sur le coté pour éviter le tranchant d’une hache, et la bête le dépassa.
Une nouvelle fois sur pieds, il jeta un coup d’œil a Andreas et vit une hache ressortir de son échine. Détournant le regard il aperçut son vieil ami qui s’approchait de lui devant un décor de carnage.
- Tiens, la perd plus cette fois. Lui dit Vino en lui présentant l’épée qu’il avait laissée dans la gorge du chaotique.
Guillermo prit nerveusement son arme.
- Andreas… Commença t’il, mais le galop rapide d’un des hybrides restants se détacha du reste de la cacophonie. Avant même que l’un des deux ne réagisse, l’acier mortel d’une hache allégea Vino de la plus part de son crâne.
Guillermo, figé d’horreur, contemplait en tremblant la surface bouillonnante de sang. La tête avait été tranchée d’une oreille à une autre en passant par le milieu de l’arrête nasale. Guillermo repoussa le défunt et glissa en reculant. La dépouille se croula et répandit le reste de sa cervelle dans un sillon. Guillermo essuya le sang de son visage avec sa manche et toujours allongé, bascula la tête à gauche. Son regard terrifié lui fut rendu par Roberto, un jeune soldat qui jadis avait presque sauvé la vie de Guillermo.
Affalé comme il l’était. Guillermo remarqua que les paupières de Roberto frémissaient encore malgré qu’un sang carmin s’écoulât à une commissure de ses lèvres. Le regard du plus vieux des deux suivit le corps du plus jeune depuis la tête, et bondit d’une horreur nouvelle en voyant que la taille sans jambes de Roberto n’était plus qu’une énorme bouche vomissant des boyaux sanglants.
Paniqué dans ce réel cauchemar, Guillermo était si désorienté qu’il ne savait plus ou il devait fuir. Un hybride portant deux haches, dont la fabrication avait été peu soignée, galopa vers lui. Sentant que ses jambes ne répondaient plus, Guillermo devint hystérique. Il donna plusieurs coups mais aucun n’aboutit, en revanche les lames de six autres tiléens vinrent percer les flancs du monstre avant que ce dernier ne puisse riposter. Guillermo su ainsi que les mercenaires avaient eu raison des hybrides galopants.

Le capitaine reforma les rangs avec le peu d’homme qui lui restait, et tout juste cela fait, de nouvelles créatures bipèdes et velues apparurent.
Elles étaient différentes des premières, étaient plus difformes, plus exaltées aussi. Morelli en aperçut une singulière au milieu du rang de tête. Bien qu’elle ne fût pas d’une musculature fort probante, elle avait quelque chose de charismatique et semblait donner les ordres.
Lorsqu’il fut assez proche, le capitaine Morelli défia la bête qui ne portait pour toute arme qu’un bâton. Le chef chaotique sembla accepter, mais personne ne freina la charge. En pleine course l’éminente bête, les yeux profonds d’un bleu astral de son crâne de chèvre cornue, fixé sur Morelli, leva son bâton tortueux sculpté, où étaient fixées plusieurs tresses de corde, de cheveux et de plumes.

Soudain, sans même qu’il y eut d’explosion, une épaisse gerbe de flammes couleur indican naquit entre les rangs pour consumer Morelli.
Le feu resta un long instant à envelopper le capitaine. Puis les unités se rencontrèrent comme la vague rencontre les récifs.
Les hurlements de douleur de l’immolé, qui avaient pris le dessus sur le tumulte de la bataille, muèrent en des hurlements fielleux déchirants. Le feu indigo perdit de sa vigueur et l’on put voir l’abomination chaotique qu’avait forgé le divin alternateur. La chose n’avait rien d’humain, ni même de quelque chose d’autre. Ce n’était qu’un morceau distordu de chair vive à la couleur indéfinie, où avaient poussé plusieurs membres griffus, nombre incertain de yeux globuleux parfois exorbités, et une paire de bouche voir peut être plus. L’imprécision de la description de cette horreur, était due au fait que tout son être bougeait, muait, s’ouvrait et se refermait sempiternellement, alors qu’elle bondissait. Quoi de plus « normal » pour un dégénéré du dieu du changement ?

L’informe bondit hors de l’unité et fonça vers des hallebardiers qui ne tardèrent pas à faire connaître à tous leur infortune. Malgré le désagrément non négligeable que représentait la perte de leur capitaine, les tiléens tinrent bon et cela assez longtemps pour pouvoir jouir de l’aide d’un régiment de joueurs d’épée ostlander. Parmi ces renforts inespérés, se détacha un homme tonsuré armé d’un marteau de guerre à deux mains et muni du livre saint des sigmarites. Avec hâte, il chargea l’hybride au bâton.
Au centre de l’affrontement déchaîné, les deux thaumaturges confrontèrent puissamment leurs pouvoirs. Etincelles, éclairs, flammes et psalmodies diverses traversèrent l’air épais chargé de magie.
Une sphère rougeoyante naquit de la dextre du chaman et alla voler vers le prêtre-guerrier qui l’esquiva de peu. En riposte, le marteau siffla vers la boite crânienne de l’homme-bouc qui para. Le bois magique repoussa dans une onde invisible l’arme bénie, et le chaman profita de l’instant. Des flammèches orangées se manifestèrent sur la nuque, les épaules, et le long des membres supérieurs de l’homme-bête. Ce dernier passa dans un mouvement fluide, son avant-bras devant ses yeux, créant ainsi un voile scintillant et crépitant. Le prêtre de Sigmar rugit sa litanie d’une voix ferme et le chaman parut perdre son emprise sur le sortilège qui disparut.
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Mattkragh
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MessageSujet: Re: Leçon de ténacité ou La résistance du changement   Sam 7 Juil 2007 - 13:58

Le prêtre fit décrire au fer de son arme une courbe horizontale à laquelle le mi-humain échappa aisément, puis il enchaîna sur une feinte qui fut, elle aussi, vaine. Le chaman d’une pleine assurance, gratifia son adversaire d’un globe de feu émeraude que celui-là évita en baissant simplement la tête. La boule de feu vert vint toucher un joueur d’épée en plein visage. L’épéiste talentueux dégagea sa lame d’une carcasse avant de la planter en travers du prêtre-guerrier.
La dernière chose que vit l’ecclésiastique, fut le regard de son ennemi victorieux. Ses yeux étaient troublés par une pure lueur orange.
- Tchaar. Grogna la bête.
- Il l’avait vu… Se rendit compte le sigmarite.
De ses globes oculaires dorénavant neutres, le chaman cibla le joueur d’épée décontenancé qui secouait la tête. Un minotaure vint corriger cette inattention à l’aide de sa hache.

Faisant fi de son entaille au bras, de sa plaie à la tête, et de ses autres blessures, Guillermo acheva son ennemi, un hybride cinomorphe. Brusquement, une chose rebondit sur son crâne et jetant un œil au sol il y vit rouler la caboche d’un joueur d’épée ostlander.
- Regarde-les Guillermo. Lui dit Enzo, un mercenaire de Miragliano qui avait fortuitement rejoint les gars de Morelli.
- Regarder quoi ? Les horreurs de la guerre sont partout !
- Mais ils font un truc c’est pas normal.
Enzo avait vu juste. Sur une dalle de pierre souillée par la boue, le chaman se tenait en tailleur en murmurant dans une langue indescriptible. Autour de lui se tenait en cercle minotaures et autres bestiales créatures afin d’établir une protection musclée.
Guillermo n’aimait pas cela, on leur réservait encore un sombre maléfice. La scène où son supérieur se transformait en un monstre innommable lui revint clairement en mémoire et l’idée de fuir lui traversa l’esprit.
Les tiléens ne bougèrent pas. On ne leur avait donné aucun ordre et surtout pas celui qu’ils redoutaient d’entendre. Les impériaux croisèrent le fer avec les gardiens du chaman, qui se révélèrent excellemment doués pour cette fonction.
Au milieu des boulets sifflants, des raies hurlantes, des cris, des douleurs, Guillermo restait pantois, le regard dirigé sur l’épicentre du cercle.
L’air se troublait, de telle sorte que l’on aurait cru qu’un intense foyer avait élu domicile dans le sol. Des vagues verticales ondulaient presque invisibles au-dessus du champ de bataille, à l’intérieur du cercle de bêtes. Galvanisées par cet essor mystique, celles-ci beuglèrent de plus bel dans un semblant d’unisson, tandis que le chaman subissait des modifications morphologiques pour le moins importantes.
Alors qu’il enflait à vu d’œil de myope, sa tête se scindait en deux, ses anciens membres se tordait avec force craquement tandis que d’autres poussaient. Sa peau finie par ne plus tenir et se déchira en de larges lambeaux velus, dévoilant ainsi un exosquelette pourpre-violacé, parfois rigide, parfois souple, dégoulinant de sang.
L’aberration nouvelle-née se tenait debout sur trois pattes griffues de scarabée, fouettait l’air de moult membres tentaculaires, tant variés que variables, et maudissait des yeux de ses deux têtes, les hommes d’une taille de plus de trois fois inférieure à la sienne.
Guillermo était si pétrifié, qu’il ne remarqua pas que le cercle avait été brisé en plus d’un endroit et que sa compagnie commençait à avancer. Le démon n’était pas la seule cible de la bataille mais sa présence avait changé beaucoup de choses. Après tout n’es-ce pas le but de tout être modelé par le grand instigateur ?

Lorsque tout les gardiens furent à terre, une circularité nouvelle fut formée. En effet les hommes appréhendaient tellement l’aberration qu’aucun n’osait charger, et que nul n’en donnait l’ordre. Il fallut que la créature démoniaque donne l’offensive pour que les hommes sorte de leur hébétude. Le bicéphale pivota sa tête de gauche comme l’aurais fait le plus hideux des hiboux, et retourna dans un grand craquement les bras griffus fixés à ses épaules, afin d’assurer ses arrières. Les membres dotés de mains griffues projetèrent une pléthore de sphère de feu rouge et bleu dans les rangs des impériaux. Ceux qui étaient en mesure de le faire ordonnèrent une charge groupée. L’étau fait d’hommes rageurs, se refermait rapidement.
Guillermo couru comme s’il fuyait les enfers et ne manqua pas de se retrouver aux premières loges. Les unités commençaient à se mélanger, et la tiléenne qui était amputée de son capitaine était la plus désordonnée.
Soudainement, plusieurs hurlements démoniaques prirent possession de l’air et dans des sillages multicolores apparurent les monstres hurlants. Avec voracité, il plongèrent en piquet sur plusieurs homme d’armes (les plus haineux semblât-il), avant de reprendre leur envole. « Elles sont attirées par notre ire comme les requins par notre sang » Observa le navigateur qu’était Guillermo.

Les sphères enflammées stoppèrent peu après le rugissement d’un canon. En levant les yeux, Guillermo constata que le flanc droit du monstre géant avait été troué au bord par un boulet de canon. Il remarqua également que sur chacun des pectoraux du monstre était recroquevillé un bras menu, et que celui de gauche refermait le bâton de sorcier.
Mais il eut tôt fait de reporter son attention sur les autres bras, dont les poings souillés de boue et de sang frappaient les hommes des premiers rangs, dont les tentacules les foutaient à leur arracher la tête, et dont les pinces, les griffes et les éperons les découpaient à en faucher des rangées pleines.
En tant que tiléen le plus proche du monstre, Guillermo s’élança vers la patte porteuse du centre, Enzo sur ses talons. Il y était presque lorsqu’il jeta un regard au crâne démoniaque de droite. Guillermo fut aise de constater que l’on ne l’avait pas remarqué et replaça son attention sur la patte. Elle n’était plus là.
Subitement, la lumière pré-crépusculaire du soleil diminua d’intensité. Avec horreur, Guillermo s’immobilisa sur la dalle de pierre et visa le ciel. Une énorme forme de pied reptilien chutait à toute vitesse. Enzo lui cria quelque chose, il ne put bouger.
Enzo tomba en arrière sous l’effet du tremblement avant de voir un long et gros jet sanglant retomber sur lui. Il en recracha une giclée et regarda un instant la bouillie plate qui s’étalait sur la dalle brisée. Le squelette était disloqué, le crane broyé avec sa cervelle, le reste pressé, au point d’en expulser les tripes, elles aussi écrasée. Ainsi Guillermo avait rejoint Mona Sicci. Enzo eu du mal à détacher ses yeux de ce spectacle et c’est certainement l’image qu’il garda en tête jusqu’à la fin de sa vie…trois battements de cœur plus tard ; lorsque son chef explosa entre deux poings violacés.

Deux autres boulets filèrent vers le démon, l’un détruisit son épaule gauche, l’autre tua une demi-douzaine de lanciers. Sans se soucier du bras invalidé, le démon se saisit de plusieurs impériaux derrière lui et les jeta dans la grande fissure baveuse aux crocs multiples qui s’ouvrait sur une bonne partie de son dos, là où aurait dû se trouver son échine.
Des arbalétriers de la milice impériale tirèrent leurs carreaux, les archers de l’Ostland libérèrent leurs traits. La majeure partie fit mouche, mais la moitié au moins ne perça pas la peau épaisse, lorsqu’il y en avait une. Pensant que la géante créature en serait perturbée, les hommes la chargèrent ensemble. Un vif feu jaune sortit de terre, pour former une colonne de flammes protectrices autour du démon. Les flèches étaient repoussées, ainsi que les le fer des armes. Se fut les joueurs d’épées qui s’y risquèrent les premiers, leurs longues et puissantes lames étant potentiellement les meilleures face au problème présent.
Les prêtres prières et les mages psalmodièrent, lorsque tous les joueurs d’épées furent sectionnés par les tranchants acérés des tentacules. Car si les impériaux ne pouvaient rentrer, cela n’empêchait nullement la créature de prendre des vies. Finalement sorts et prières vinrent à bout de la protection du démon.
Quelle surprise furent la leur lorsque instantanément après l’estompassions du sort, apparu un tourbillon de flammes violettes, de la taille d’une roue de chariot. Il était juste au-dessus de la tête du plus puissant mage impérial de la bataille. Ce dernier n’eu l’occasion de faire quoi que se soit et fut aspiré dans une déformation visuelle.
Bien que terrifiés, les sorciers et prêtre guerriers adjoignirent leurs forces, tandis que les hommes d’armes reculaient progressivement.

A présent tout le monde avait repéré la créature géante et les servants des machines de guerres avaient eu ordre de faire feu commun. La totalité de ceux qui avaient voulu tuer un démon à coup d’épée, fuyait à présent de peur de recevoir un projectile magique ou un boulet.
Un de ces derniers détruisit un membre griffu, un autre vola vers des chiens du chaos qui poursuivait les ostlanders en fuite, et un troisième explosa la tête de gauche. Toujours comme s’il était indemne, le démon cracha d’une bouche ouverte sur la paume d’une grande main, une gerbe de flammes bleutée qui consumèrent jusqu’à l’os, deux mages du collège flamboyant. Une salve de plus creusa deux cratères dans la chaire impie et détruisit la dernière tête. Certains mages poussèrent un soupir de soulagement, à tord…La créature expédia plusieurs crachas flamboyant à la couleur olivâtre qui semèrent le chaos dans les rangs de l’Empire.
Plus par irritation que par lassitude, les sorciers envoyèrent une nuée de projectiles plus ou moins puissants sur le décapité, qui faiblit magiquement et qui se mit à avancer d’un pas pesant presque titubant. Un sang mauve épais bouillonnait à flot de ses multiples plaies, mais il trouvait toujours la force de causer la mort. Les mages plus venimeux que jamais s’allièrent à une envolée de boulets. Cela eu pour principal résultat de leur attirer les foudres des hurleurs, outre les membres brûlés, déchiquetés, et le boulet avalé par la bouche ventrale du démon.
Des chevaliers panthères chargèrent alors le monstre. Des lances se brisèrent dans ses jambes musculeuses, des cavaliers furent projetés au loin, empalés, dévorés ou transformés en horreurs.
La mobilité nouvelle du démon permit aux servants de se surpasser ou autrement formulé, de rater la grande majorité de ses tirs.
Des archers non loin du monstre eurent assez de courage pour lancer une nouvelle salve sur son dos. Puis, la paire de mage restant produisit une déflagration qui roussit la jambe la plus frêle, mais la créature ne ralentit pas. Elle se dirigea droit sur les machines de guerres qui redoublèrent d’effort, causant ainsi plus de dégâts dans leurs rangs que sur le torse du monstre, qui fut par ailleurs le seul endroit touché.

Lorsque les mortiers et les canons furent piétiné, les servants étaient déjà loin. Un mage rendit le sol mouvant afin ralentir l’allure du monstre et ne prit pas garde à un tentacule qui passait par-là. Le démon pataugea un instant et détacha de son corps, le membre roussit pourrissant qui l’entravait. L’ancien homme-bête était charcuté, brûlé, saignait plus qu’abondement, était bipède et décapité, mais avançait toujours.
La créature aveugle, marcha sur un tas de cadavres à fourrure qui se vidèrent de leurs organes sous la pression. L’équilibre du monstre ne supporta pas se manque évident de stabilité et chut lourdement.
Se fut comme un signal grondé par le sol lui-même. Comme si le tremblement résultant de la chute était un ordre de quelque force tellurique. Toute main impériale non occupée alla donner de son arme dans les jambes du démon qui gigotait à plat ventre.
Les impériaux eurent tôt fait (si l’on en juge par l’ampleur de l'ouvrage) d'ôter au démoniaque ses membres porteurs postérieurs.
Les gens de l’empire allaient crier leur victoire lorsque le démon mutilé se souleva à l’aide de ses membres griffus et se déplaça comme un immense insecte. Non content d’opposer une telle résistance à ses ennemis, le démon les fouettait et les fauchait avec les tentacules qui lui restaient. On parvint à lui soustraire encore nombre de membres avec force acharnement, mais en de moult pertes. Malgré cela, le rejeton du grand mutateur persistait à vivre et à occire.
Les sigmarites s’écartèrent et un prêtre clama que seule la purification des flammes emporterait le démon dans la mort et son âme dans le néant.
Les archers tirèrent donc des traits enflammés au préalable. Les tirs en cloche aboutirent sur le dos de l’abomination qui avala plus d’un trait par sa bouche dorsale. Cependant les flammes commencèrent à mordre la chaire. Pendant que les arcs de l’Ostland s’employait à ce qu’ils faisaient de mieux, le dernier ingénieur morigénait les servants sur lesquels ils avaient pu mettre la main.
A eux trois ils dirigèrent la catapulte (qui avait miraculeusement survécut) sur le gigantesque cafard qu’était le démon. Cet insecte du chaos oeuvrait à la moisson des flagellants, des fanatiques que l’on avait envoyé à la mort pour occuper le monstre. La catapulte fut chargée de carcasses velues, immolées, que l’on lança sur le démon. Les fourrures roussies, les chaires, et le bois des flèches, formèrent un bûcher nauséabond à en faire brûler de convoitise tous les inquisiteurs.
Le brasier ambulant faillit transformer les alentours en forêt de flammes, mais fort heureusement pour les ostlanders, le démon ne put profiter de l’arme qui lui avait été offerte car il chancelât avant de pouvoir atteindre les barrières du premier village.

Maints hommes reçurent ce jour là, une sérieuse leçon de résistance. Une leçon que le chaos n’a de cesse de faire subir…
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