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 La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)

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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Dim 20 Nov 2011 - 21:26

Bonsoir les Gueulards,

Voici donc la deuxième partie de mon récit, juste le (très) petit Prologue mais le Chapitre 1 est déjà en cours d'écriture (je prends plus de temps parce que je peints plus et j'ai déballé mes cadeaux ^^)

En espérant que cette deuxième partie plaira autant voire plus que la première (que vous pouvez retrouver ici). Bonne lecture les amis.


Pour rappel :

- 1 pas = 2,5 cm (mais cela, tout le monde le sais ^^).
- 1 pied = 33 cm (soit 1 mètre pour 3 pieds environ).
- 1 coudée = 4 pieds = 1,20 m environ.
- 1 toise = 6 pieds = 2 m environ.


Haghar.


X X X X X


Prologue


Les vents de magie hurlaient dans l’Aethyr que leur ensemble constituait. Désordonnés, soufflant si fort que des esprits et des êtres mortels auraient été pulvérisés en un instant, ils ne cessaient de s’échapper par la faille ouverte des milliers d’années auparavant. Faille qui ne cessait de grandir depuis. Faille qui abritait les chemins pour les Royaumes du Chaos, défigurant le sol, l’air et les bêtes du pôle nord.
Le ciel y avait la couleur du sang fraîchement versé, zébré d’éclairs orange. Nul végétal ne subsistait sur cette terre rocailleuse aux relents de cendres et de mort. Les animaux, mutants dégénérés aux facultés changeantes, parcouraient inlassablement ce noir territoire à la recherche d’un fou à dévorer. Les huit vents étaient visibles, même pour ceux incapables, en temps normal, de voir la magie.
Et dans ces volutes propulsées par le souffle des Puissances de la Ruine, le fou pouvait y apercevoir les visages de démons grimaçant, se repaissant de la peur et des âmes des mortels, se matérialisant le temps de perpétuer le carnage au nom de leur sombre divinité avant de repartir dans l’Aethyr en ricanant.
Au-delà de la cacophonie de la tempête, le bruissement d’ailes de cuir immenses se fit entendre et nombre de démons s’échappèrent, grinçant d’effroi. La créature matérialisée ne possédait pas de dimensions à la portée de l’entendement humain. Sa tête bestiale ornée de deux paires de cornes d’airain reniflait l’Aethyr, dévorant de ses crocs aiguisés des centaines d’esprits démoniaques trop lents pour lui échapper. Sa cuirasse de bronze couverte de runes dévorait la magie. Ses bras musculeux tenaient pour l’un une hache à double tranchant, pour l’autre un fouet barbelé. Le démon majeur de Khorne hurla sa haine de la vie au nom de son Dieu.
Face à lui, un immense oiseau de proie noir se détacha sur l’écarlate du ciel. Ses ailes glissaient sur les vents de magie, modifiant leur trajectoire d’un éclat de volonté. Les huit vents de magie se tissaient en une puissance arcanique inégalée sur cette terre. Puis la silhouette devint floue l’espace d’un clignement de paupière pour devenir un être hybride de géant et de corbeau. Ses plumes se parèrent de toutes les couleurs, et d’aucune à la fois, leur simple vision suffisant à briser les plus forts des esprits. Le Duc du Changement infléchit son vol pour rejoindre le Buveur de Sang.
De la terre morte émergea un monticule de chair rosâtre qui vira très vite au brun puis au vert moisi. Un pus jaune à l’odeur si immonde que les mutants présents fondirent comme aspergés d’acide, jaillit de la bulle crevée. Un bras épais et couvert d’escarres en émergea, suivit d’un second porteur d’une épée rouillée sur le fer de laquelle dansaient les noms runiques des maladies connues et inconnues du monde et d’au-delà. Les deux bras hissèrent à la surface une tête grasse et cornue, qui savoura ostensiblement le pus léché de sa langue boursouflée. Le monstre sourit de satisfaction et extirpa son corps qui s’effondra en un tas de graisse et de chair mortes, dans laquelle grouillaient des nuées de petites vermines démoniaques. Des répliques miniatures du Grand Immonde. Une nouvelle plaie s’ouvrit dans une gerbe d’humeurs visqueuses et des nuages de mouches vinrent fredonner aux oreilles de la créature des chants et louanges à Nurgle.
Enfin, l’air devint plus lumineux, plus suave et épais, comme dans un rêve, où tout se déroule comme au ralenti. Le bruit de sabot foulant la rocaille dénotait étrangement avec la démarche fine du quatrième démon. Femme et homme à la fois, et plus encore, sa peau entièrement nue avait la teinte du nacre, sa chevelure celle de l’obsidienne. Doté d’attributs des deux sexes, chaque mouvement incitait à l’appel charnel, chaque expression de son faciès de chèvre émoustillait les plus bas instincts des mortels et des immortels. Eternellement jeune, le Gardien des Secrets darda un regard hautain sur ses trois compagnons, ennemis ou alliés suivant les situations et les désirs des Dieux Noirs.
L’étrange réunion des quatre émissaires se déroulait de plus en plus fréquemment, si tenté qu’au cœur de la faille due à l’effondrement du portail des Anciens le temps est une définition valable. Et chaque fois, le sujet se voyait occulté par les haines et les rancœurs. Les combats d’une rare violence qui en découlaient menaient invariablement à un statuquo. Mais cette fois-ci, même le plus belliqueux des Dieux Noirs se refusait à perdre plus de temps. Leur incessante querelle avait toujours empêché le Chaos de régner en maître sur ce monde, les démons s’entredévorant, les mortels et immortels se combattant entre eux au nom de leur divinité tutélaire.
Mais un danger plus grand les menaçait Eux ! Ce même danger qui, depuis plus loin que l’Aethyr lui-même, observait les quatre frères tenter de s’allier contre lui. Ses serviteurs œuvraient efficacement, si bien que les Puissances de la Ruine connurent une nouvelle sensation, habituellement leur nourriture : la peur.
Alors que le serviteur de Slaanesh allait saluer obséquieusement ses frères ennemis, un œil enflammé apparut et consuma les émissaires dans un déferlement de souffrances et de douleurs. Les Royaumes s’agitèrent. Des ombres, la guerre s’avança dans la lumière.
Quel espoir restait-il pour les mortels, alors même que les plus maléfiques divinités tremblaient sur leurs trônes d’énergie et de mort ?


A suivre...





Dernière édition par Haghar Tripes-de-Feu le Ven 13 Jan 2012 - 20:28, édité 2 fois
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Eminar
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Lun 21 Nov 2011 - 16:10

Rassure moi, l'oeil, ça n'est pas Sauron ? ^^

En tout cas, le scénario promet d'être très intéressant, et les possibilités sont justes énormes !

Une alliance des puissances du Chaos avec les Humains (même si ça sera dur à justifier Pensif ) ?
Les Space Marines qui débarquent ? (Ok, là je délire Rire )
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Lun 21 Nov 2011 - 19:13

Grumf
sympa ton port de pêche!!! Sad
ça donne trop envie d'y aller
en tout cas , ça promet un super récit !

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xarkhan
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Lun 21 Nov 2011 - 19:44

Merci, une très belle présentation des démons majeurs.
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Lun 21 Nov 2011 - 21:17

Merci !

Non pas d'inquiétude, Sauron restera dans les sombres terres de Mordor à ruminer sa vengeance ^^ Je ne me permettrait pas de toucher au Maître du genre (loués soient son nom et sa mémoire, qu'il repose aux Havres Gris... oui je suis fan de Mr John Ronald Reuel Tolkien !).

Le Chapitre 1 arrive... mais c'est long (d'autant que je ne suis plus en vacances).


Haghar.
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Eminar
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Mar 22 Nov 2011 - 16:07

Aller, courage !
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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Ven 25 Nov 2011 - 19:29

Bonsoir,


Voici le premier chapitre de cette deuxième partie.

Bonne lecture.


Haghar.


X X X X X



Chapitre 1


Johan réprima un juron lorsque le flacon d’encre tomba au sol. Le roulis avait augmenté depuis leur sortie du port de Marienburg, trois jours auparavant. Marmonnant une prière d’excuse à Sigmar, le jeune initié récupéra le contenant vide et épongea le liquide noir se répandant sur les planches de sa cabine. Puis il se rassit sur sa chaise, épiant la moindre faute sur son parchemin. Devant lui, les mémoires d’Obéron, le prêtre sigmarite renégat. Johan avait décidé de recopier les informations relatives à cet œil énigmatique et au mal en découlant, compulsant encore et encore l’épais grimoire.
Derrière lui, sur sa couche, se reposait Ixli. Le chaman et le jeune homme avaient mis leurs connaissances en commun, afin de percer le mystère de la prophétie. L’homme-lézard, embarqué en secret sur Le Pourfendeur de Tempêtes, avait trouvé chez l’humain un talent et une érudition surprenants. Pourtant, il ne pouvait se résoudre à le traiter comme son égal, et agissait comme un professeur, laissant son élève échafauder ses idées, argumentaires et conclusions. Comme l’avait fait Itili-Chotek avec lui auparavant.
Alors que leur navire voguait vers le nord, les deux compagnons préparaient au mieux leur quête, laissant au barbare et à l’elfe le soin de les mener sur les terres de Volgan. Aurélia, qui aurait pu les aider, passait ses journées à lire un grimoire offert par Heinrich avant leur départ de la cité marchande. Un recueil de sortilèges qu’elle s’efforçait de décrypter et d’apprendre. Ces sortilèges leurs seraient d’une grande aide une fois sur les terres de Norsca, aussi la laissaient-ils étudier.
Les deux clercs que tout séparait continuaient donc à tenter de percer les secrets, les visions que recélait le grimoire d’Obéron Rabemeister. Le skink lui-même avait été surpris de voir qu’un tel ouvrage existait. Rien dans la prophétie ne parlait du renégat et ses découvertes ne cessaient de l’émerveiller.

- Pourquoi ne pas en avoir parlé au mage humain ? demanda le chaman en désignant le grimoire.
- Je… j’ai eu peur qu’il ne le confisque. Je ne connais pas cet Heinrich, et bien que dame de Llopa lui fasse confiance, ce n’est pas mon cas. Sigmar nous met en garde vis-à-vis des utilisateurs de magie.
- Mais tu es doué de ce genre de pouvoirs…

- Blasphème ! s’écria l’initié en se signant. Pardonne-moi Ixli, c’est que les dons de Sigmar ou ceux de tes dieux, n’ont rien à voir avec de la magie.
- Sssi tu le dis,
siffla le skink.
- Utiliser les vents de magie est dangereux.
- Tu n’as donc pas confianccce en Aurélia ?
- Non. Je ne pense pas pouvoir faire confiance à une sorcière, même de blanc vêtue, et même si elle combat le Chaos. Son art risque à tout moment de la submerger. Et, pire, il risque de l’emporter dans les griffes des dieux noirs.
- Elle est une Elue, cccela sssufit pour moi. Sssi tu penses encore cccela, alors nous sssommes perdus…


* * *

Sa sœur réclamant une solitude totale, le diestro broyait du noir en laissant glisser son regard sur l’océan. Encore l’océan, et avec, la vie et la nourriture des marins. Miguel s’imagina balancer par-dessus bord le cuisinier et ses maudits poissons. Quelle folie de s’embarquer pour Norsca, une terre de dangers, de sauvagerie et de froid intense.
Non pas que l’épéiste eut peur. Il ne trouvait son bonheur que dans le feu de la bataille. Mais suivre un elfe, un clerc, un monstre reptilien et, surtout, le barbare dans sa terre natale l’ulcérait. Aurélia s’était longuement entretenue avec le jeune prêtre et le reptile. La prophétie dont elle lui avait parlé en quittant le châtelet du magister quelques jours plus tôt semblait les lier tout les six.

- Liés à des monstres et des barbares, cracha l’estalien, mais qu’ai-je fais à mes ancêtres pour mériter une telle honte ?
- Je me pose la même question, répondit une voix musicale derrière lui.

Par réflexes plus que par nécessité, la main droite de Miguel glissa vers le pommeau de sa rapière alors qu’il foudroyait du regard Tal’var. L’elfe, bien que né dans la forêt magique de Laurelorn, semblait dans son élément sur un navire, et goûtait le voyage avec un plaisir affiché. Naturellement agile, il évoluait sur le pont comme un marin. Il s’accouda au bastingage aux côtés de l’humain qui se détendit quelque peu. L’elfe le mettait pourtant mal l’aise, son regard particulièrement, dénué de pupille et dur comme celui d’un chasseur.

- Les gens de mon peuple auraient, pour la plupart, honte de me voir te parler. Et plus encore avec le barbare reprit-il en désignant du menton le norse à la proue du bateau. Je ne parle même pas de notre petit ami à écailles, qui me vaudrait l’exil.
- Les miens me tueraient,
gronda Miguel.
- L’exil est pire, crois-moi. Mais nous sommes liés. Par la prophétie d’Ixli, la vision du magister, le grimoire du prêtre. Et, en ce qui me concerne, par la voix Hurlevent.
- Etrange…
railla le diestro, c’est moi qui dirige mon épée. Toi c’est le contraire.
- C’est qu’Hurlevent ne tient pas compte des croyances, des origines et des préjugés.
- Si les préjugés existent, c’est qu’il y a une raison. Penser à fouler la terre de cet animal,
dit-il en dardant un regard sombre sur le dos du norse, me coupe tout appétit.
- Tu ne l’aime pas
, déclara l’elfe. Et la raison va au-delà de son origine, je me trompe ?
- Je n’ai pas confiance en lui. La foi du gamin l’aveugle. Quant au reptile et toi, vous n’êtes pas humains… cela me suffit ; je ne suis ici que pour ma sœur. Et seulement pour elle. Quand elle se rendra compte de l’inanité de cette entreprise, nous vous quitterons. Sans remord en ce qui me concerne.


L’épéiste se retourna et se dirigea vers les cabines, dans l’espoir de voir sa sœur. Tal’var le suivit des yeux, conscient que la haine raciale de l’estalien allait être une entrave à leur quête. Paradoxalement, il le comprenait. Les humains étaient pour lui des êtres faibles, rustres et enclins à servir le Chaos. Le skink appartenait à un peuple plus ancien que les elfes, mais l’archer se savait supérieur. Sans Hurlevent qui lui avait montré la pureté et le lien les unissant, le khainite se serait certainement débarrassé de ses êtres inférieurs.
La secte à laquelle appartenait Tal’var était évidemment secrète. Ils se rassemblaient les nuits de nouvelle lune, et préparaient leurs actions. Nombreux furent les humains et les nains à périr de sa lame. Sans sombrer dans les ténèbres des croyances druchiis, l’elfe s’était abandonné à l’amour et à l’extase du meurtre, pour sa nation et ses frères, même si certains d’entre eux s’étaient vus ravir leur vie par Tal’var.
Mais depuis qu’il portait à son flanc la lame enchantée, son cœur était coupé en deux. Il saignait de l’envie de combat et de sang, en l’honneur de Khaine, mais se voyait réchauffé par le halo argenté de l’épée, la satisfaction de faire sombrer le Chaos dans la mort. La divinité elfique ne l’avait pas foudroyé, aussi Tal’var se sentait le légitime possesseur d’Hurlevent. Et ses prières se portaient toujours vers le seigneur du meurtre. Ses sombres pensées s’évaporèrent alors qu’à son tour, il observait les flots obscurs et gelés de la Mer des Griffes.

* * *

Volgan ne regardait pas l’étendue d’eau salée. D’une part parce qu’il la connaissait par cœur, pour avoir navigué dessus depuis le temps où son père les emmenait, son frère et lui, à la pèche sur leur petit esquif. Et d’autre-part parce qu’il craignait d’y discerner le visage de Skeld, celui plus dur de son capitaine, ceux de ses frères d’armes. La culpabilité d’être l’unique survivant de l’attaque consumait son cœur. Un incendie que rien ne semblait pouvoir éteindre.
Goûtant les embruns sur sa peau nue, le norse observait l’horizon. Au-delà de l’étendue gris ardoise, se découpait une ligne noire écorchée, comme la gueule immense d’un monstre aux innombrables dents ; Norsca. Son foyer, sa terre. Il la chérissait plus que tout bien que le Chaos y est à jamais tracé de brûlantes cicatrices, apposé sa marque immonde et obscurcit son âme. Ses forêts grouillaient d’hommes-bêtes hideux, et de monstres bien pires. Des mythiques dragons-ogres hantaient les hautes montagnes escarpées, les plaines regorgeaient quant à elle de fauves mutants et de meutes de canidés plus grands que des chevaux. Le froid y régnait en maître toute l’année, les étés doux et courts laissaient vite place à de longs hivers rudes, mortels, apportant dans leur sillage de neige poudreuse des monstres tels que géants, ogres mutants et trolls. Et quand le vent soufflait depuis le nord, que les nuages sombres obscurcissaient le soleil et la lune, que les chamans hurlaient dans leur sommeil, alors les démons s’incarnaient sur la terre et dans les nuées, dévorant chair et esprit. Pourtant, le barbare ne désirait rien de plus que d’y retourner.
Par un étrange hasard, le destin devait mener les compagnons vers sa terre natale. Et bien que Velm ait été emportée par les sombres guerriers du pôle, dans le feu, le sang et la mort, Volgan avait hâte de toucher le sol et de respirer les senteurs de sapin de la Forêt Sanglante.

* * *

L’imposant vaisseau fait de bois, de métal et d’os fendait les flots, ombre resplendissant sous les lueurs de la lue et des étoiles. La voile faite de peau humaine cousue et marquée de runes maléfiques se gonflaient sous la pression d’un vent invisible, charrié par la magie du chaman. Ses cornes luisaient également. La coque craquait et geignait, milles esprits sacrifiés au nom des dieux sombres s’y trouvant enfermés.
Les hommes-bêtes s’affairaient aux côtés d’humains dégénérés, biens meilleurs marins que leurs hideux maîtres. Le chaman darda un œil rouge sur l’horizon d’un noir d’encre. Venait à sa rencontre un navire, celui des Elus.

- Jamais ils ne poseront un pied sur la sainte terre du nord, gronda le monstrueux gor, par l’Œil je le jure !
- Nous sommes prêts mon maître
, siffla le mutant occupant le poste de capitaine, nous nous repaîtrons de leurs sang et de leurs âmes !
- Peut-être pas…


Le chaman leva haut son bâton torturé qui s’auréola d’or et de pourpre alors que sa voix grave déformait la réalité autour de lui. Malgré lui, le capitaine frissonna et couina de terreur lorsqu’un son sourd, un hurlement monstrueux, creva la surface de l’eau sombre. Une onde agita furieusement la surface de la Mer des Griffes. Plus noire que les plus profondes ténèbres, une ombre gigantesque fila de sous le navire-démon, guidé par les paroles du chaman vers sa proie.


A suivre…


Dernière édition par Haghar Tripes-de-Feu le Jeu 22 Déc 2011 - 23:39, édité 1 fois
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xarkhan
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 7:44

La suite, la suite Wink
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 8:11

Aussitôt demandée, aussitôt postée ^^ Laughing

Voici le Chapitre 2, en espérant que cela continue à plaire.


Haghar.


X X X X X



Chapitre 2


Les compagnons sommeillaient dans leurs cabines. Aurélia dormait à poings fermés, son frère d’un œil seulement, comme toujours, la rapière à portée de main. De l’autre côté de la cloison, Ixli reposait sur la paillasse du jeune initié, son talisman à côté de lui alors que Johan, épuisé, s’était endormi sur l’épais grimoire d’Obéron Rabemeister. Volgan avait veillé une bonne partie de la nuit, mais l’épuisement des derniers jours l’avait poussé à rejoindre ses quartiers. Seul Tal’var, en qualité d’elfe, ne dormait pas. Drapé dans sa cape vert-gris, capuche baissée sur son visage pour le protéger des embruns glacés de la Mer des Griffes, le rôdeur observait les marins de quart ferler les voiles alors que la tempête se levait. Le gel alourdissait les voiles et coinçait les mécanismes de mâtures, rendant l’action difficile pour les gabiers.
Le bosco, un homme grand venu du Nordland au visage buriné et constellé des marques de vérole, se tenait fier face aux vents glacés, à la barre du navire. Les hommes demeuraient silencieux. Le froid y était pour beaucoup, mais les superstitions et légendes courant sur la Mer des Griffes amplifiaient ce phénomène. Sirènes, démons des mers, harpies et pirates norses terrifiaient les hommes de Marienburg. Marins émérites, ils étaient cependant habitués au canotage, non à la haute mer, exception faîtes de certains vieux loups de mer, qui ne manquaient pas de nourrir les oreilles des plus jeunes de contes et histoires en tout genre.
Si le regard acéré de l’elfe avait été dardé sur les eaux noires, peut-être Le Pourfendeur de Tempêtes aurait pu éviter l’attaque initiale. La vigie, frigorifiée dans le nid, ne vit rien de la masse gigantesque gonflant la surface de l’eau. Silencieux comme la mort, le monstre percuta le navire humain dans un craquement sinistre. La cale résonna de l’entrée en trombe de l’eau salée, renversant caisses et tonneaux.
Tal’var fut projeté sur le pont, trop surpris, glissant sur la fine couche de gel déposée sur le bois avant de percuter le mât de misaine. A peine relevé, un grondement jaillit de sous la surface, assourdi par la distance et la masse aqueuse. Les marins de quart cherchaient de leurs yeux écarquillés l’ennemi, le bâtiment qui visiblement venait de les éperonner. Mais nul navire. C’eut été un bien moindre mal.
Dans un fracas de fin du monde, dix membres caoutchouteux épais comme les grands chênes de la Drakwald jaillirent de l’eau, encerclant le navire. Occultant les étoiles et la lune drapée de nuages, les tentacules grisâtres s’élevèrent comme au ralenti, semblant viser non le navire, mais le ciel lui-même.
Les marins réveillés par la secousse émergeaient sur le pont, les traits tirés par la fatigue d’un trop court sommeil. La vue des tentacules suffit à les réveiller, la peur dégrisant un homme en un battement de paupière. Les prières à Manann, seigneur des océans, fusèrent en même temps que les cris de surprise et d’horreur. Deux marins, des jeunes, se jetèrent dans les eaux noires, espérant fuir le monstre. En vain. Le froid suffirait à les exténuer et les tuer, si les créatures de la Mer des Griffes ne s’en chargeaient pas avant.
Puis le temps reprit son court. Les tentacules s’arc-boutèrent au-dessus du pont principal. Les six plus petits s’abattirent en brisant gréement et bastingage. Un espar faillit renverser l’elfe dans l’océan rendu furieux par les mouvements frénétiques du monstre. Les quatre autres s’approchèrent du pont, enflant à vue d’œil. Un goût de bile remonta dans la bouche de l’elfe lorsqu’il vit en sortir, couverts d’humus odorant et dans un bruit écœurant de succion, quatre créatures aux traits de poissons, armés de lames dentelées en os.
Volgan déboula sur le pont, hache à la main. Hurlant son cri de guerre, il chargea un des mutants qui, déjà, éventrait un matelot. Tal’var sauta sur une pile de tonneaux encordés. Il décocha deux flèches dans un tentacule qui se tortilla de douleur, mais les projectiles en furent éjectés d’une chiquenaude. Abandonnant l’arc, il dégaina Hurlevent qui, proche d’une créature du Chaos, s’auréola d’argent lumineux.

- Qu’est-ce encore ? gronda un Miguel dépenaillé et décoiffé, un chien de garde norse ?!
- Ferme-la l’estalien,
hurla le Nordlander armé d’un harpon géant en chargeant un tentacule, et bas-toi !

Le diestro foudroya du regard le maître d’équipage, mais dû tourner son attention vers la créature. Un tentacule vivace envoya trois hommes à la mer avant de s’enrouler autour d’un quatrième qu’elle ramena d’un coup sec sous la surface. Un mutant aux allures de rascasse chargea en hurlant l’épéiste qui para la lame d’os. D’un pas de danse, il entra sous la garde de son adversaire et, une dague semblant apparaître dans sa main libre, égorgea le monstre.
L’elfe blessa profondément un autre tentacule, coupant trois bons pieds qui allèrent gigoter sur le pont, en proie à des convulsions malsaines. Volgan décapita son adversaire, avant de briser l’échine d’un autre. Mais déjà les quatre gros appendices se gonflaient et d’autres mutants aquatiques apparurent.
La voix cristalline d’Aurélia domina les cris des marins et les hurlements de la tempête toujours en approche. Sa toge d’albâtre volait autour d’elle, imperturbable, alors que ses mains dessinaient devant elle de gracieuses arabesques. Le grimoire d’Heinrich flottait devant elle, le vent tournant les pages pour elle. Un éclat de pure énergie blanche envahit ses yeux avant d’en jaillir en un rayon brûlant qui sectionna un gros tentacule. La créature sous-marine hurla de douleur, l’eau jaillissant en geysers glacés, ses appendices fouettant l’air de douleur et de fureur. L’un d’eux percuta Johan alors qu’il apparaissait sur le pont. Son marteau glissa au sol alors que le jeune initié dégringolait les escaliers, sonné.
Ivre de rage, le barbare se taillait un sanglant chemin au cœur des lignes ennemies, de plus en plus nombreux. L’ichor noir s’échappant des rejetons rendait plus glissant encore le pont inférieur. Les cadavres de mutants gisaient déchiquetés par la hache dentelée. De nombreuses blessures zébraient de rouge la peau tannée du barbare, mais ce dernier n’en avait visiblement cure. Deux mutants s’approchèrent dans son dos, bien décidé à mettre un terme aux agissements du colosse quand une détonation emporta les deux monstres dans la mort. Les yeux fous, Volgan se retourna. Le capitaine relevait son pistolet à deux coups avec un sourire puis dégaina une seconde arme frappée d’une rune naine.

- L’estalien ! rugit-il au milieu de la tourmente, tu sais t’en servir ? demanda-t-il en désignant son arme à poudre.
- Mieux que toi l’impérial, répartit Miguel en perçant la gorge d’un mutant.

Attrapant l’arme au vol, il visa un second mutant, logeant une balle de plomb dans le crâne qui explosa sous le choc, déversant une bouillie rosâtre sur le pont. Une vague emporta cadavres et combattants alors que la créature énervée s’agitait sous la surface de la Mer des Griffes.
L’elfe attrapa un bout laissé libre au vent, échappant de peu à la chute dans les eaux glacées. Se rétablissant sur le pont, il esquiva un tentacule fou avant de frapper un mutant combattant contre le bosco. La lame enchantée brilla plus intensément et des flammes blanches se mirent à dévorer le monstre qui repartit vers la quiétude de l’océan. Le Nordlander sombra pourtant, emporté par la lame d’un énorme monstre au visage de cauchemar, surmonté d’une corne où pendait un appendice lumineux. Armé de deux grandes lames d’os couvert d’entrailles et de sang, il défia d’un beuglement l’elfe. Miguel arriva sur ses entre-faits, abattant un mutant d’une balle dans le cœur. Volgan para un tentacule en l’amputant de son extrémité pointue et s’avança aux côtés de ses compagnons.

* * *

Le chaman éructa un bêlement de satisfaction. Trois Elus se trouvaient face à son champion, un monstre mutant aux airs de poisson abyssal, renforcé par un fragment béni de malepierre remplaçant son cœur. Par les vents de magie, il pouvait voir par ses énormes yeux blancs. Et le renforcer par sa puissance thaumaturgique comme s’il se trouvait à ses côtés.

- Loué soit l’œil, psalmodia-t-il en attrapant un ungor et en tranchant sa gorge dans un flot écarlate.

Une étincelle carmin quitta le corps du petit homme-bête avant d’être absorbé par le chaman. L’Aethyr gronda autour de l’être impie, se déforma et s’enroula autour de son esprit dépravé. A des miles du navire de cauchemar, les yeux inexpressifs du puissant mutant se teintèrent d’écarlate.

* * *

Tal’var fut sa première cible. Le mutant frappa vite et fort, et bien que paré par le fer d’Hurlevent, le coup envoya rouler sur une dizaine de pieds l’elfe qui en lâcha sa précieuse arme. Volgan leva haut sa hache mais le regard carmin sembla l’immobiliser quelques instants alors que la seconde lame parait la rapière estalienne sans même le regarder. D’un revers, il entama profondément la poitrine du barbare avant de décocher un coup de coude au visage de Miguel qui frissonna en entendant son arrête nasale se briser.

- Par le saint marteau de Sigmar, brûle démon !

Johan chargea, ses yeux luisant du feu sacré de la divinité tutélaire de l’Empire. L’imposant marteau s’abattit sur le monstre. Les deux armes d’os se croisèrent et parèrent le coup. L’initié, puisant dans des forces qui n’étaient pas les siennes, pressa sur les bras musculeux du monstre. Face à face, l’haleine empuantie d’odeur de poisson pourri manqua faire chanceler l’initié. Les paroles de prières inconnues de Johan agitèrent ses lèvres et une lueur aveuglante enflamma son marteau. Hurlant de rage sa prière à Sigmar, son arme fracassa les lames et entama le visage hideux.
Le monstre se rétablit vite, le carmin de ses yeux ayant disparu. Epuisé par l’effort surhumain, Johan tituba. Le mutant lécha ses crocs figés dans sa gueule immonde, s’écorchant la langue dessus avec une satisfaction évidente. Levant ses vestiges d’épées, il se jeta sur l’humain. L’ombre du colosse de Norsca s’interposa alors et d’un revers, Volgan ouvrit une plaie béante sur le torse du monstre, brisant la charge. Hurlevent trancha un bras couvert d’épines, tandis que la rapière s’enfonçait jusqu’à la garde dans l’abdomen blanchâtre du monstre. La voix d’Aurélia résonna et alors qu’un tentacule reculait dans les flots en grésillant, Volgan abrégea les souffrances du mutant en le décapitant.

* * *

Le gor aux cornes couvertes de colifichets recula violemment, sous le contrecoup de sa possession brisée par la puissance de Sigmar. Ce jeune prêtre s’avérait être le dépositaire d’une force et d’une ferveur sans égal chez les humains qu’avait déjà affronté le chaman. Un sang noir et huileux s’écoula de ses narines. Mais point de souffrance. Uniquement de la haine pour ces Elus qui tenait en échec son monstre marin et ses serviteurs mutants. Sa création.

- Capitaine, cracha-t-il en se relevant, accélérez ! J’arracherai moi-même son cœur à ce trop fier mortel… !

* * *

Fou de douleur et de rage, le monstre marin fit jaillir ses tentacules, blessés ou non, et balaya furieusement le pont, brisant le mât principal qui écrasa deux marins. Le Pourfendeur des Tempêtes commençait à sombrer lorsque le Léviathan se recula dans la noirceur des eaux tumultueuses de la Mer des Griffes.
Johan tenait son marteau d’une main fébrile, prenant appui sur le puissant barbare qui soufflait des nombreuses blessures. Tal’var récupéra sous un amas de débris et de corps l’épée elfique qui ne cessait de luire. L’estalien se redressa à son tour, encore sonné. Il palpa précautionneusement son nez qui le faisait souffrir. Brisé, il se sût défiguré et sa haine des mutants redoubla. Puis un mauvais pressentiment, un sixième sens bien particulier, doucha sa haine comme l’aurait fait une vague de l’onde glacée. Ses yeux coururent sur le chaos qu’était devenu le pont du navire. Marins et mutants gisaient, morts ou blessés. Le bois brisé et la voilure déchirée accentuait le carnage, le navire lui-même figurant un monstre agonisant.

- Aurélia… ? Aurélia… !

Mais nulles traces de la jeune femme.


A suivre…


Dernière édition par Haghar Tripes-de-Feu le Ven 23 Déc 2011 - 0:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 8:24

Merci, ça c'est de la publication rapide. Et tu nous tiens toujours en haleine avec la fin de ton chapitre 2 Twisted Evil
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 10:42

Merci !

J'écris la nuit donc... ^^

Bon allé, la peinture va pas se faire toute seule (hélas !).

Merci encore.


Haghar.
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 19:19

Et voilà, je passe pas pendant deux jours, et il a fallu que tu sortes deux chapitres pile à ce moment là ! ^^

Et évidemment, c'est toujours aussi excellent ! (Je me répète non ?)
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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 26 Nov 2011 - 21:53

Tu te répètes, mais c'est pour la bonne cause Laughing

Merci encore de vos encouragements, ça m'aide beaucoup !

Le chapitre 3 très vite ^^


Haghar.


PS : je vais bientôt créer une page FB "pro" en tant qu'auteur amateur, je vous donnerai le lien si vous voulez lire autre chose que des récits du monde de Warhammer...
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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Mar 29 Nov 2011 - 23:43

Encore un double-post... Embarassed

Voilà le chapitre 3.


Haghar.


X X X X X



Chapitre 3


- Par le saint marteau de Sigmar, brûle démon !

L’imprécation du jeune humain sonna le glas pour le mutant. Aurélia savait son frère épaulé par leurs compagnons guerriers, aussi se concentra-t-elle sur le Léviathan sous le navire, que chaque coup menaçait de faire sombrer. Les tentacules plus épais ne crachaient plus de mutants et, à l’instar des plus fins, s’employaient désormais à détruire la mâture et la coque.
Un humanoïde à la tête de requin chargea la sorcière mais le capitaine s’interposa, frappant de son sabre richement décoré. Elle se déporta sur sa droite et entama une incantation. Complexe, il lui fallait répéter la phrase quatre fois de suite, en modifiant l’intonation de chaque syllabe. Une erreur, un oubli ou une inversion et l’Aethyr serait tisser de la mauvaise façon. Les conséquences pourraient être catastrophiques.
Le grimoire flottait à ses côtés et la force de son esprit trouva la page calligraphiée de main de maître, couverte d’enluminures et d’encrages anciens. Consciente de devoir faire vite, Aurélia prit cependant le temps de répéter muettement l’incantation. Marins et mutants trouvaient la mort sous les tentacules avides de carnage. Prenant une forte inspiration, la sorcière commença à dessiner des arabesques dans l’air, un motif translucide apparaissant devant elle. Quand la psalmodie commença, sa voix portée par la tourmente se mua avec le rugissement de la tempête, désormais au-dessus du navire. Une pluie glacée frappa le pont et les combattants, le vent giflant les visages.
Alors qu’elle entamait la quatrième série de mots de pouvoir, la thaumaturge leva un bras vers le ciel noir, tandis que de l’autre, elle pointait l’un des plus gros tentacule. Un trou de lumière creva les nuages sombres et auréola la jeune estalienne d’un feu blanc, si fort que les mutants proches d’elle hurlèrent de douleur. Puis la lumière se condensa sur son bras avant de s’enfuir vers la main tendue en un éclair d’énergie. Les ténèbres réapparurent alors que le tentacule explosait sous l’impact, des morceaux de chair grisâtre carbonisée retombant sur le pont. Le monstre hurla de douleur alors qu’il ramenait ses appendices vers l’eau. Mais dans un ultime sursaut, le Léviathan lança ses membres endommagés à l’assaut du navire, brisant le bois de ce dernier. L’un d’eux cingla vers la sorcière qui fut projetée dans la Mer des Griffes.
La voix de Miguel ne trouva point de réponse à son appel. Aurélia, étourdie et blessée, sombrait dans les eaux sombres.

* * *

Quand le combat avait commencé, Ixli s’était difficilement réveillé. Enfilant autour de son cou le talisman de plumes rouges, le prêtre skink avait hésité avant de rejoindre les combattants. Non pas que la peur l’ait retenu, mais sa présence à bord devait rester secrète. Une attaque de pirates ne nécessité pas son intervention. Mais quand le monstre avait hurlé, Ixli avait emboité le pas au jeune humain.
Mais dans la coursive, alors que Johan s’élançait marteau au poing dans le glissant escalier menant sur le pont, un marin s’était lancée sur l’home-lézard. Trop étroit pour le combat au sabre, l’homme à la barbe hirsute sortit un long poignard arabien, jadis hérité d’un marchand à la peau d’ébène.

- Vais t’crever l’mutant !

Ixli darda ses prunelles ophidiennes sur le marin. S’il le tuait, leur traversée de la Mer des Griffes serait plus que compromise. S’il l’épargnait, sa présence serait révélée à l’équipage. Dans les deux cas, il devait tout d’abord éviter de trouver la mort sur la lame courbe piquetée de rouille.
Fort heureusement, le matelot ne savait pas se battre, frappant d’estoc alors que, son arme tranchante, il aurait mieux fallut frapper de taille. Ixli esquiva sans effort, sautant sur la paroi de bois. L’humain, toute peur de mutant envolée, gronda en frappant. La lame glissa sur les écailles du skink mais l’envoya tout de même au sol. Changeant sa prise, le barbu tenta d’embrocher Ixli qui ne dû la vie qu’à une embardée du navire. L’homme trébucha et s’écrasa lourdement sur le plancher. L’homme-lézard l’enjamba, désireux de rejoindre ses compagnons.
Arrivé au bas des escaliers de bois, une silhouette haute se découpa sur fond de ciel obscur. Il la prit tout d’abord pour Volgan, mais les cris de guerre du barbare chevauchaient le vent à l’extérieur. Un grognement bestial le mit en garde. L’homme-poisson dévala les marches, sa gueule à face de murène se projetant au bout d’un long cou vers Ixli. La mâchoire claqua si près du skink qu’il en sentit l’haleine fétide.
Le vent azur s’enroula autour de l’esprit reptilien, gonflé par la psalmodie sifflante. Les yeux ophidiens laissèrent place à deux gouffres du blanc le plus lumineux. La tempête à l’extérieure parut soudain investir la coursive, le vent hurla si fort qu’un temps, le vacarme du combat au dessus d’eux, fut éclipsé. Fermant les yeux sous l’assaut venteux, la tête du monstre se rétracta, alors qu’un éclair fourchu s’élançait des mains tendues. L’ozone se disputa l’odeur avec le sang. Le mutant hurla un grondement bouillonnant, un sang épais et bleu sombre s’échappant d’un trou gros comme le poing. Investit d’une rage noire, le mutant brandit une pique courte, à la lame dentelée.
La pointe cruelle s’enfonça dans la cuisse, faisant voler en éclat la barrière magique et les écailles fines du skink. Encore investit des puissances d’Azyr, Ixli saisit la hampe de métal rongé par la rouille et le sel, et libéra toute son énergie. Une décharge de foudre blanche remonta l’arme et vint embraser le monstre duquel il ne resta qu’une carcasse noire, à l’odeur étrangement moins épouvantable que de son vivant.

* * *

Le navire tangua dangereusement sous la rage courroucée du Léviathan. Les compagnons finissaient de mettre en pièce le mutant semblant être le chef, aux yeux écarlates, quand un tentacule zébré de plaies suintantes d’ichor frappa Aurélia de Llopa dans un bruit mat. Avec horreur, tenant sa blessure à la cuisse, le skink hoqueta en voyant le corps désarticulé vêtu d’albâtre sombrer de l’autre-côté du bastingage. Sans réfléchir, mû par un instinct où résonnait la voix d’Itili-Chotek, l’homme-lézard courut sur le pont détrempé du sang des deux camps, et plongea dans l’onde noire autant que glacée.
Les plumes rouges de son talisman semblèrent s’enflammer alors qu’elles œuvraient à repousser le froid de la Mer des Griffes. Ses branchies prirent le relais, et ses poumons se gorgèrent de l’oxygène humide. Les pattes palmées battirent furieusement, et tel un harpon, Ixli rattrapa la grande tâche blanche sui s’enfonçait dans les ténèbres liquides.
Aurélia sortit de l’inconscience à mesure que ses poumons se gorgeaient d’eau salée. En feu, ils menaçaient d’exploser. La jeune femme paniqua, son esprit n’arrivant pas à saisir la moindre parole, son corps le moindre geste. Un poisson la frôla. Non, pas un poisson. Ixli.
Le skink saisit l’épaule de l’humaine, la blessant au sang de ses griffes. Fermant son deuxième jeu de paupières, la première, transparente, déjà baissée pour protéger ses yeux, il manipula les vents de magie. Aurélia respira soudainement, plus surprise qu’heureuse. L’eau fut chassé de son corps par la magie et sa gorge enflée par les branchies invoquées, elle darda son regard sur le petit être aquatique. Elle lui sourit, plus encore en lisant sur les traits reptiliens un air de soulagement.
Ensemble, ils remontaient vers la surface quand les éclairs de la tourmente déchirant le ciel éclairèrent les fonds marins. Elle crût d’abord qu’un pan de sol sous-marin s’élevait avant de redescendre. Puis, la vue s’éclairant, elle prit conscience de la taille de leur attaquant. Le Léviathan se détachait, ombre gigantesque noire sur fond de bleu nuit. La bête reculait, ses tentacules amputés ou blessés laissant une traîne d’ichor épais, comme un panache de fumée sombre s’échappant dans les eaux tumultueuses.
Plus grand et large que le navire lui-même, sa peau luisante était frappée d’une scarification. L’Œil, sanglant, observant presque les compagnons. Ixli ferma de nouveau les yeux, et la sorcière prit cela tout d’abord pour de la peur. Mais très vite, elle sentit l’attraction d’une telle masse filant si près d’elle. La magie du skink œuvra à contre-courant et il réussit à retenir l’humaine ainsi que lui-même. Avec une lenteur exaspérante, la bête disparue dans les ténèbres de la Mer des Griffes.

* * *

Le Prophète du Crépuscule recracha encore un peu de sang noir qui grésilla sur le pont supérieur du navire-démon. Les voiles hurlaient, une note dissonante que les nombreuses âmes enchâssées se cessaient de crier. Les esclaves ramaient et les mutants manœuvraient le monstre issu de l’Aethyr au mieux. Trois gors avaient déjà été propulsé par le chaman dans les eaux infernales, ce dernier jugeant que ses congénères ne donnaient pas leur maximum.
Chaque seconde, le monstre devait retenir ses pulsions de faire de même avec les mutants ; les hommes-bêtes n’étaient pas par coutumes de bons marins, aussi la présence des humains dégénérés était-elle nécessaire. Bientôt, le bâtiment des Elus serait à porter de ses griffes, et alors la fureur des hommes-bêtes serait déchaînée sur ces pauvres fous. Cruel, le sourire du Prophète du Crépuscule écorcha sa face de chèvre.

* * *

Aurélia creva la surface alors qu’elle sentait avec un frisson d’écœurement les branchies se refermées, comme des plaies cicatrisant trop vite, la magie du skink s’évaporant à mesure que le prêtre fatiguait. La magie invoquée, l’effort physique et sa blessure avaient eu raison de ses forces. Bien que protégé de son talisman, Ixli avait froid. Ses paupières se décillaient difficilement et c’est la sorcière qui le maintint à flot.
Tout autour d’eux n’était que carnage. Tel un animal blessé, Le Pourfendeur de Tempêtes gisait sur le flanc, ses mâts brisés, sa voilure en lambeaux et son équipage éparpillés sur la surface sombre de la Mer des Griffes.

- Par les dieux, murmura Aurélia en hissant le corps d’Ixli sur une large planche ayant appartenu à la coque du navire, nous avons frôlé la mort…quand tant d'autres l'ont étreinte...
- Les Elus… souffla le skink, il faut qu’ils sssoient vivants… ils le doivent !

Un cri jaillit alors depuis l’épave flottante. Un cri redonnant espoir aux deux thaumaturges.

- Aurélia ! criait sans discontinuer Miguel de Llopa.


A suivre…

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xarkhan
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Mer 30 Nov 2011 - 5:51

Merci créateur nocturne Wink
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Mer 30 Nov 2011 - 16:30

Il est bien ce petit Ixli, je l'ai toujours su !
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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Jeu 1 Déc 2011 - 12:33

Bonjour,

Voici la suite... en espérant toujours vous satisfaire ^^

Bonne lecture.


Haghar.


X X X X X


Chapitre 4


Le navire blessé fut emporté par les vagues noires. Aurélia et le skink avaient été repêchés par leurs compagnons et la poignée de marins survivants. Ces derniers, toisant l’homme-lézard, avaient fait mine de le rejeter à l’eau, mais le norse s’était alors levé en bouclier de muscles et d’acier. Epuisés, blessés et incertains de leur futur, les hommes du Pourfendeur de Tempêtes avaient cédés.
Un incendie déclenché par un éclair avait dévoré le navire jusqu’à atteindre la sainte barbe. Une formidable explosion avait alors retentit lors que les flammes s’emparaient de la coque et des moignons de mâts. Les survivants s’étaient alors démenés et, aidés des vagues et de la pluie, réussirent à circonscrire l’incendie. A peine plus qu’une épave, l’ancien fier navire de Marienburg dérivait au gré des flots, dans le noir total, les Lunes et étoiles disparaissant derrière d’épais nuages gorgés d’eau.

- Ainsi allons-nous mourir, maugréa Miguel en entourant de ses bras sa sœur qui dormait à poings fermés, gelés et affamés sur une mer et pourquoi ? Pour des paroles de vieux fous morts depuis des éons ? Pour un acier elfique qui chante que nous devons agir de concert ? Pour avoir voulu suivre les traces d’un traître à son ordre dans une terre de barbares imbéciles…
- Suffit !
rugit Volgan. A part geindre comme une vieille, tu ne fais rien d’autre que suivre ta sœur. Serais-tu son limier, son chien de garde ?
- Tu oses
, siffla Miguel en se relevant. Enfant du Chaos, barbare consanguin, je vais épingler ta langue sur ton cœur.
- Encore une bravade du seigneur du Sud ! Que te faut-il pour comprendre que nous devons faire front face à cet ennemi inconnu ? Cet ennemi qui a massacré mes frères et mon village !
- Peut-être ne sont-ils pas si maléfiques alors… Je l’ai dit et je te fais l’honneur de recommencer,
cracha l’estalien en s’éloignant sur l’épave noircie. Je ne fais que suivre ma sœur.

Amélia observa d’un œil triste la silhouette élancée de son frère rejoindre les marins prudemment éloignés de l’elfe et du skink. Elle remercia d’un pâle sourire le barbare qui menaçait de céder à ses pulsions. Dans d’autres circonstances, le diestro aurait déjà goûté le fer de sa hache, et sa vie aurait été dédiée aux ancêtres du norse. Mais depuis sa rencontre avec le prêtre skink, Volgan se sentait emplit d’un devoir dépassant son entendement. A moins que les prunelles étincelantes de la sorcière ne lui aient ravi toute volonté de tuer son frère… non ! Il ne pouvait nourrir ce genre de sentiments. Pas pour une femme du sud. Pas pour une sorcière. Et pas à peine une lune après le décès de sa femme.
Le regard sombre, le barbare entreprit de rallier l’autre côté du navire. Johan avait observé l’échange, prêt à empêcher les deux hommes de s’étriper sur le pont torturé de leur épave. L’heure n’était pas à la discorde mais à l’unité. Quelle étrange sermon que voilà, alors que ses yeux ne cessaient de glisser vers l’homme-lézard et la femme estalienne. L’un d’une race étrange l’autre une sorcière. Bien que persuadé de leurs destins entrelacés, le jeune initié ne pouvait se résoudre à leur faire confiance.
Pas plus qu’à l’elfe en fait, qui debout sur ce qui restait du grand mât, c'est-à-dire rien de plus qu’une souche de cinq pieds de hauts, observait les flots. Les évènements précipités, sa fuite face à la harde, tout cela l’avait entraîné comme le faisait le courant de la Mer des Griffes avec leur navire. Mais maintenant que le temps était à la réflexion, ses enseignements au temple lui revinrent, aussi vifs que les coups de fouets de Wagner.
On ne pouvait se fier aux sorciers car ils voyaient, écoutaient et tissaient les vents de l’Aethyr, la matière énergétique du Chaos en personne. Ainsi, ils étaient autant de portes pour les créatures impies que sont les démons. Egalement, une telle exposition les prédestinait à la corruption, l’aliénation et, donc, la trahison.
Les elfes méprisaient les humains, ne s’en cachaient pas, le portaient haut même. Tal’var ne faisait pas exception, ces créatures s’enorgueillirent dès les premiers jours de leur supériorité. Amenant la sorcellerie dans le cœur des hommes, secrets, capables de trahir pour d’anciennes idoles, l’alliance avec les nations elfiques ne pouvaient décemment durer.
L’estalien, bien qu’humain, ne suivait aucune divinité autre que sa sœur, et il en devenait plus dangereux encore. Le barbare portait le sang de l’ennemi, né et élevé au voisinage des guerriers maudits du Chaos, dans les sombres terres gelées de Norsca. Son cœur était noble, de cela le sigmarite en était certain, mais son âme, elle, demeurait un mystère voilé des brumes de sa terre natale.
Ixli cependant s’avérait être un clerc de son peuple, et non un sorcier. Mais déjà au cœur de l’Empire des hommes, les clergés s’affrontaient, dans les ombres du pouvoir et de la politique. Le culte d’Ulric et celui de Sigmar, cela était connu d’un bord à l’autre de la terre des hommes et au-delà, se haïssaient. Lors des jours sombres, des affrontements s’étaient même produits dans les grandes cités, chacun accusant l’autre de corruption. Et, pire encore, au cœur d’un même clergé, les dissensions sanglantes existaient ; répurgateurs, ordres guerriers, inquisition, toutes ces branches se toisaient, s’accusaient des pires exactions. Alors que, après avoir discuté théologie avec le skink, les divinités de Lustrie se voyaient révérées de concert. Nulle guerre de religion.

- Nous sommes des Elus, murmura l’initié, nous ne pouvons être divisés.

Chassant les préjugés et stéréotypes de son enseignement, préférant sa courte expérience, Johan se releva en lissant sa robe de bure tâchée de sang. Après s’être assuré que l’épais grimoire d’Obéron Rabemeister demeurait en sécurité, il s’approchait de Miguel de Llopa quand un cri retentit plus loin sur l’épave.

- Un navire ! glapit un marin visiblement rassuré, enfin !
- Ferme-la imbécile d'humain !
souffla l’elfe en se rapprochant, éteignez les feux, vite !

Ignorant les regards meurtriers des marins, Tal’var sauta de la base du mât, arc en main. D’un coup de pied, il balaya un foyer qui vint s’écraser dans les vagues en grésillant. Taisant les récriminations des survivants d’un regard glacial, il se faufila vers l’extrémité qui fut la proue du navire.

- Pourquoi qui l’a fait ça l’oreille pointue ? maugréa un matelot épais et blessé au bras droit.
- Qu’as-tu vu, elfe ? demanda Miguel, conscient que les sens de son compagnon dépassaient, et de loin, les siens.
- Un navire écorché. Ses voiles sont de peaux et des os jaillissent de sa coque.
- Les démons,
gronda Johan. Ceux qui nous ont attaqués ?
- Oui,
murmura l’elfe, ils viennent achever ce que leur bête a entamé…
- Et ils voguent sur nous…
remarqua Miguel en sortant le pistolet hérité du capitaine.

* * *

Braka Forgepierre, thane nain à la carrure impressionnante dans son armure de gromril ciselée de runes, tirait sur sa pipe bourrée de tabac. Les éclats de l’escarmouche résonnaient encore à ses oreilles, mais allaient bientôt retrouver l’innombrable série de souvenirs qu’accusait l’esprit centenaire du guerrier. Sa longue et épaisse barbe auburn ballotait sous le vent. La grande hache encore plantée dans le sol suintait du sang huileux des gobelins et des orcs.
La bande de peaux-vertes écumaient les montagnes alentours depuis deux lunes, massacrant les rares villages humains et harcelant les caravanes marchandes. Aussi la troupe de Forgepierre, une quarantaine de guerriers en armure lourde et porteurs de boucliers vert profond rehaussés d’or ainsi qu’une compagnie de rangers s’était vue désignée pour traquer et anéantir les monstres bestiaux.
Fallgrim, nain borgne à la barbe noire striée d’argent, chef des rangers, s’approcha en claudiquant. Jadis, alors que Braka n’était qu’une courte barbe, le nain à la peau tannée par le soleil avait subit la morsure d’une lame skaven, jamais soignée totalement. Le vétéran tendit en silence une chope de bière mousseuse. Braka la saisit avec un regard de remerciement et la vida.

- Belle bataille, gronda le guerrier.
- Mouais, souffla Fallgrim, y a rien d’beau à crever des gobelins. Reste encore plein de ces saloperies mais sont parties vers le nord. Les montagnes sont sauves.
- Nous avons juré de les exterminer. Nous partons donc.
- Faudra faire des provisions…


Les deux nains observèrent leurs camarades entasser les cadavres des peaux-vertes et y mettre le feu. L’odeur peu ragoûtante des monstres et celle plus diffuse de la mort laissèrent place à celle de la chair calcinée. Braka détourna son regard émeraude et goûta la neige tombant à gros flocons. Sous l’impulsion de Fallgrim, les guerriers fourbirent leurs armes, et se mirent à dévaler la pente rocailleuse de la haute montagne. Resté en arrière avec ses gardes personnels, Braka tourna ses regards vers le nord. Quelque chose assombrissait les cieux là-bas.

- En route, marmonna-t-il, en route pour la chasse à l’orc.

* * *

Le ciel rouge brûlait, des créatures ailées aux plumes noircies s’effondraient dans un océan de chair liquide où des multitudes de corps nus copulaient, s’entredévoraient, guerroyaient. Des navires aux faciès grimaçants voguaient sur cette mer immonde. Les voiles suintaient de sang versé, et les marins aux crânes sans peau hurlaient de démence. Une tourmente de fumée noire perça l’écarlate des nuées. Un œil stylisé opalescent jaillit des nuages sombres. Puis les traits d’un homme apparurent.
Heinrich se réveilla en sursaut. Ses draps trempés de sueur, il les repoussa en s’assaillant sur le bord de son lit, la tête dans les mains. La vision s’estompait. Les traits de l’inconnu disparaissaient du souvenir du magister sans qu’il n’arrive à s’en rappeler.
Le prophète se leva, fit un brin de toilette et se drapa dans sa lourde toge azur rehaussé de blanc et d’argent. Par la grande fenêtre de verre, le thaumaturge observait les rouges de l’aurore embraser les rues et les bâtiments de Marienburg. De son observatoire, la pièce de son châtelet qu’il appréciait le plus, il pouvait voir toute la cité. Ses rêves assombrirent pourtant sa vision. Et son incapacité à obtenir une réelle prophétie depuis plusieurs lunes l’inquiétait ; ses confrères de l’Empire subissaient visiblement les mêmes problèmes. Les quatre divinités noires n’arrivaient pas à les aveugler alors qui ? Qui pouvait ainsi occulter ses pouvoirs ?
Un cor résonna. Celui du guet. Saisissant une longue vue élégamment ciselée d’or et de platine, il observa les quais. Sur l’eau scintillante, d’impressionnants vaisseaux aux voiles noires s’approchaient de la cité marchande. Déjà dans les rues, on s’agitait.
Alors Heinrich sût que quelque chose n’allait pas. S’apprêtant à sortir de son laboratoire, la porte s’ouvrit sur son majordome. Plus pâle que jamais, une tâche carmin fleurissait au niveau de son cœur sur sa redingote impeccable. Le cadavre s’effondra, laissant la place à Hans Grummer, le pyromancien du Conclave de Marienburg. Sa dague luisait du sang frais et son sourire sadique laissait apercevoir des flammes dansant entre ses dents. Un œil incandescent brûlait sur son front.

- Ainsi c’est à vous que je dois mon aveuglement, souffla Heinrich.
- Je ne suis pas seul, ricana son ancien ami, car si vous êtes aveugle, nous sommes éclairés.
- Combien ? Combien du Conclave ?
- Cinq. Je vous savais imperméable à la grandeur que l’Œil nous apportera… tout comme ce sauvage de Wulfric et la garce drapée de lumière !
- Félon… Vous avez vendu votre âme au pire de nos ennemis !
s’écria le mage bleu en reculant.
- Vendue… ? Non, offerte mon cher, gronda le traître en avançant, sa voix roulant comme un feu de forge, mais la vôtre sera un présent des plus savoureux.

La lame engluée de sang se leva, miroitante sous le feu des torches.


A suivre…


Dernière édition par Haghar Tripes-de-Feu le Jeu 1 Déc 2011 - 20:03, édité 1 fois
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xarkhan
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Jeu 1 Déc 2011 - 13:56

Super, j'adore la trahison de certains membres du conclave.
Ton histoire est très immersive.
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Haghar Tripes-de-Feu
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Jeu 1 Déc 2011 - 21:50

Bonsoir,


Merci ! En voici la suite... Bonne lecture !!


Haghar.


X X X X X




Chapitre 5


La colonne naine franchissait le dernier col avant la descente abrupte de la montagne, qui les mènerait dans les plaines du Pays des Trolls. A leur tête marchait, infatigable, un nain plus grand et large que les autres, impression renforcée par son armure de gromril, le fer météorique d’après les impériaux.
L’orc gronda son mécontentement. S’il avait pu, il aurait chargé avec ses congénères, frappant de sa grande lame couverte de rouille et de sang séché des humains et des nains. Mais le chaman avait ordonné d’observer et de dire, par un code de percussions, s’ils menaçaient de rattraper la bande. Lâche et inutile. Mais Groz ne souhaitais pas devenir un squig. Wor-Zhar pouvait le faire. Et l’avait vertement menacé s’il lui prenait l’idée de désobéir. Le chaman avait une idée derrière la tête et le chasseur ne savait pas quoi.
D’un claquement cinglant de son fouet, il rappela un semblant d’ordre dans la troupe gobeline qu’on lui avait assigné. Les petits peaux-vertes cessèrent de se chamailler, avec de furieux coups d’œil pour la lanière de cuir.

- Fermez-la band’ d’krétins ! gronda l’imposant orc couvert de cicatrices. L’nabot à la barbe d’feu s’ramène avec ses gars, alors on s’prépare et vite !
- Chef ?
demanda un gobelin pas plus courageux mais poussé en avant par ses compagnons, k’est-ce qu’on doit faire chef ?
- J’aime pô m’répéter limace ! Z’avez qu’à pousser les rochers sur leur face de rat et après, y a les trolls ki front le reste.


Les gobelins acquiescèrent en cœur, hurlant leur assentiment. Le fouet claqua à nouveau, cinglant l’air et les chairs. Comme souvent, le bras puissant de Groz emporta la vie d’un gobelin. Les autres se turent, puis firent échos de leurs ricanements au rire gras de l’orc. Les créatures malodorantes se placèrent, prêts à combattre de la plus lâche, et donc de la meilleure, des façons. Le chasseur pensait inutile de leur révéler que la troupe naine ne serait sur eux qu’à la tombée de la nuit.

- V’nez les nabots, grogna-t-il en mâchouillant le gobelin mort, j’ai des p’tites surprises pour vous…

* * *

Wolfgang Amadeus Heinrich esquiva comme il le pût la lame aiguisée. Il n’était pas un combattant ; heureusement pour lui, Grummer non plus. Le pyromancien jura, et le sorcier céleste sentit affluer les vents de magie autour de son adversaire. Une boule de feu de la taille de son poing apparut dans la paume de Grummer. Aussitôt, l’esprit acéré du magister dissipa le sort, non sans une violente et sourde douleur à l’arrière du crâne.

- Je te suis supérieur, souffla Heinrich. C’est certainement ce pourquoi je n’ai pas céder à ces songes tentateurs… et que toi si !
- Bavarde vieil homme ! Gardes !!


Des soldats entrèrent dans le laboratoire, les yeux injectés de sang. Epées et lances, toutes poisseuses du sang des gens du châtelet, se pointèrent vers le magister. Des hommes du guet. Ainsi les défenseurs de la cité marchande étaient-ils des traîtres, corrompus. Heinrich savoura cependant la crainte qu’éprouvaient les soldats à combattre un magicien, de sa trempe qui plus est. Mais il ne saurait les tuer tous d’un coup, et une lame pouvait ravir sa vie.

- Rendez-vous, grinça un sergent grand et sec. Sinon, c’est la mort.
- La mort… de la main d’un traître, ce serait une honte qui ne me sied guère !
- Nous ne sommes pas des traîtres. Vous si, excepté si vous consentez à vous rendre.
- Vous avez juré de défendre Marienburg, en vous parjurant, vous devenez des traîtres,
gronda le magister, et de fait, mon devoir est de vous arrêter.
- Le conseil de Marienburg a autorisé votre arrestation.
- La… la ville coopère ?!


Grummer souriait à pleines dents. Heinrich lui, scandalisé, reculait en titubant. Il risqua un œil vers une des fenêtres de l’observatoire. Dans les rues, les habitants de Marienburg ployaient le genou face aux hommes du guet ou à des barbares couverts de fourrure. Et celles et ceux qui tardaient mourraient, non sans douleur et violence. Viols, meurtres, pillages, mort et destruction. Marienburg se rendait, mais ses rues brûleraient ; seuls les nobles se verraient totalement épargnés.
Un brouhaha monta alors des escaliers. Une voix féminine et sévère psalmodiait et lui faisait écho les hurlements sauvages d’une bête. La moitié des hommes du guet descendirent mais remontèrent aussitôt. Hans Grummer recula en invoquant un bouclier de flammes vivaces.
Un soldat recula dans l’entrée de l’observatoire, tentant vainement de retenir le flot écarlate s’échappant à gros bouillon de sa gorge déchirée. Apparut alors depuis le seuil de l’antichambre la grande silhouette de Wulfric, mage d’ambre. Ses longs cheveux semblaient avoir poussés et apparaissaient plus hirsutes qu’à l’accoutumée. Ses yeux étaient ceux d’un loup et ses doigts ornés de longues griffes noires dégoûtant de sang. Vêtu de peau et de laine brune, le magister semblait plus à une bête qu’à un homme.
Venait à sa suite la femme au visage trop sévère pour être réellement joli qui avait accueillit Aurélia de Llopa chez les hiérophantes de l’Empire et du Pays Perdu. Sa peau luisait d’un blanc laiteux, ses yeux d’or fondu. Sa toge immaculée flottait sous les vents de magie. Elle darda un regard froid de haine sur Grummer.

- Traître, gronda la sorcière.
- Tuez-les tout les trois ! s’époumona Grummer.

Le sorcier flamboyant invoqua une lance ardente qui s’écrasa sur un bouclier d’énergie, lequel grésilla avant de disparaître. Arya, la hiérophante, recula sous la puissance du sort alors que les hommes du guet chargeaient. Wulfric préleva alors un lourd tribut en chair et sang, tandis qu’un éclair d’Heinrich pulvérisait Grummer, et une partie da précieuse bibliothèque.
La thaumaturge incanta et ses yeux s’emplirent d’énergie blanche avant de filer en un rayon aveuglant. Le sergent observa, incrédule, les trous jumeaux qui perçaient son plastron de métal, la cotte de mailles en dessous puis son corps. Il s’effondra dans un hoquet de surprise. Le combat avait été rapide. Wulfric saignait de nombreuses plaies superficielles. Sa peau le brûla vivement quand la main froide d’Arya se posa sur ses blessures. Le vent lumineux s’engouffra dans les failles de chair et ressouda cette dernière. La jeune femme étouffa un cri alors qu’une longue dague arabienne se posait sur sa gorge, une main pareille à une serre lui empoignant un bras derrière le dos.

- Imbéciles, cracha une voix grinçante, vous ne comprenez rien ! La cité est perdue si nous ne collaborons pas avec eux…

Dieter von Hasberg, mage gris, se distinguait à peine de l’ombre d’une tapisserie. Maigre au limite du maladif, il n’en demeurait pas moins fort. Arya pressé contre lui comme un bouclier d’albâtre, la lame l’empêcherait d’invoquer ses sorts, sa main immobilisée de dessiner les complexes arabesques nécessaire au tissage des vents de magie.
Wulfric gronda, cherchant chez Heinrich un signe pour attaquer. Dehors, les hurlements des habitants résonnaient sous les cris de joie des barbares et hommes-bêtes s’engouffrant dans la moindre ruelle de Marienburg.

* * *

Le navire-démon passa sans apercevoir l’épave. Alors que le bâtiment d’os et de bois, de métal et de chair, menaçait de transpercer sans le voir les restes du Pourfendeur de Tempêtes, Ixli s’était glissé vers la surface, puisant dans ses ultimes réserves. Aurélia ferma les yeux et murmura une psalmodie visant à transférer son énergie magique au petit homme-lézard.
L’eau devenue pour ainsi dire placide après la tempête s’était gondolée et une crête couverte de piques avait crevé la surface. La créature, longue et sinueuse, avait une peau écailleuse turquoise aux reflets vermeils. Un serpent géant, qui avait répondu à l’appel du prêtre skink. La créature s’était mise à pousser l’épave, si bien que le navire-démon évita sans le vouloir les compagnons, qui en silence, avaient observé la mort s’éloigner.
Miguel et Volgan brûlaient de se lancer à l’abordage, ivres de désir de sang. Johan, pour des raisons de foi et d’âme, partageait cette soif. Aurélia et Ixli se concentrant pour manipuler le monstre marin, n’avaient pas vu le khainite s’avancer.

- Tal’var, souffla Johan, que fais-tu ?
- Hurlevent veut se repaître de leur sang impie,
gronda l’elfe, et mon dieu réclame leur mort…

Volgan s’était alors lever, avait ceinturé l’elfe en enfermant son visage dans sa paume énorme. Le navire passé, la transe de Tal’var s’était envolée. Depuis, il demeurait silencieux.

* * *

Treize mutants écorchés furent jetés à l’eau. Le Prophète du Crépuscule enrageait. Le soleil levé, il lui était clairement apparu que leur gibier blessé avait réussi à s’échapper. La signature magique de l’homme-lézard et de l’humaine se dissipait et les suivre sur la Mer des Griffes relevait désormais de la gageure. Aussi s’était-il passé les nerfs sur les membres d’équipage. De sa toge éclaboussée de sang frais, le gor sortit un orbe noir qui s’éclaira sous son impulsion. Une brume grise éclaircit le globe de verre et le visage d’acier d’un guerrier apparut. Derrière lui brûlait les vestiges d’un village norse rebelle.

- Seigneur Prophète du Crépuscule, gronda le guerrier à l’armure noire, que puis-je au service de l’Œil ?
- Les mortels nous ont échappés.
- Je vois,
répondit le guerrier en dissimulant difficilement un ricanement. Viennent-ils toujours sur nos terres du nord ?
- Aucune raison qu’il en soit autrement, cracha le gor. Capturez-les. Vivants si possible, mort c’est égal. Et attendez mon retour.

Sans attendre la réponse de son subordonné, le chaman leva la tête au ciel et beugla un cri de fureur auquel répondirent les gors du navire, et même quelques ungors courageux. La chasse reprenait et, cette fois, le Prophète du Crépuscule comptait bien ne pas revenir bredouille.


A suivre…
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Ven 2 Déc 2011 - 4:52

Tu produis vite et bien. Et ta façon de découper tes chapitres me fait penser à Glen Cook (La compagnie noire)

C'est un style que j'aime bien car je le trouve dynamique. De ce fait il n'y a jamais de temps morts.


Dernière édition par xarkhan le Ven 2 Déc 2011 - 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Ven 2 Déc 2011 - 9:14

Oulala, je prends du retard sur ton histoire là ! Faut vite que je lise tout ça !
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Mer 7 Déc 2011 - 18:09

Popopo !
Vas-y mon p'tit ! Un petit encouragement pour avoir la suite !

Si ça vient pas je lâche mes squigs.



Squig Squig 02 :squig03: Squig 02 Squig 02 :squig03: Squig Squig :squig03:
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 10 Déc 2011 - 18:52

Bonsoir,


Non je t'en prie, ne lâche pas tes champignons rouges carnivores sur pattes ^^

J'écris un nouveau roman en ce moment, et cela plus le boulot, la chérie et Noel qui approche, j'avoue avoir prit pas mal de retard. Le Chapitre 6 suivra rapidement cependant, je suis dessus.


Merci.


Haghar.
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Eminar
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 10 Déc 2011 - 19:25

La suite bientôt ? Yeeees !!! Fete
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   Sam 10 Déc 2011 - 23:32

Haghar Tripes-de-Feu a écrit:
Bonsoir,


, la chérie et Noel qui approche,


Haghar.

On s'en fout d'elle! Pend la, crucifie la, tue la, donne la à une abomination, transforme la en lapin! On veut la suite boudiou!
Et ça ce serait un beau cadeau de Noël! Wink
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MessageSujet: Re: La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)   

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La Prophétie de Xianglia (deuxième partie)
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