Le Forum des Gueulards

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 Gnar' Bluk le demi-orc

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Fogia
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MessageSujet: Gnar' Bluk le demi-orc   Lun 27 Fév 2006 - 16:57

Etant Maître de Jeu à Donjons et Dragons je me suis dis que ça serait bien que j'adapte les scenarios que mes joueurs jouent en récit, voilà un de mes essais, c'était pour une partie d'intro pour mon meilleur ami, tout ceci s'est fait en 1-2 heures et en impro s'il vous plait.


Notre histoire se passe à Mondorehn, monde qui a déjà vu nombre d’histoires toutes plus fantastiques les unes que les autres. Celle que je vais vous conter le sera peut-être un jour et qui sait, les pérégrinations des personnages seront peut-être chantées ou bien même maudites, seuls nos personnages ont le pouvoir de la modifier, à eux de le faire …


Gnar’ Bluk sentit son estomac se nouer. La tête haute et le regard perçant, il cherchait une proie à chasser. Il n’avait jamais mangé à son aise, se fiant presque exclusivement à ses sens de pisteur, il réussissait toujours à subvenir à sa faim, mais jamais il ne la satisfaisait entièrement. Ce jeune demi-orc aux yeux d’une étrange lueur turquoise était un combattant aguerri, portant fièrement une hache de guerre à deux mains dans le dos épaulée d’un arc, il se mouvait sans contraintes dans les endroits les plus escarpés. Son armure de cuir cloutée ne l’entravant point, il pouvait tout aussi bien soutenir une bonne allure de course.

Cela faisait une journée entière qu’il ne s’était pas nourri. Poussé par sa faim il prit son arc et parti chasser. La journée était belle et le temps propice pour cette activité. Son arc en main, il s’enfonça dans la forêt qui s’étendait aux alentours. Au bout d’une heure de recherche un son lui parvint.

Tous sens aux aguets, il écouta la forêt se mouvoir et en perçut toutes les sonorités présentes. Parmi celles-ci le bruit d’un mammifère attira toute son attention. Le jeune demi-orc se figea en apercevant l’ animal le plus majestueux qu’il ait vu de toute sa vie, un cerf argenté. Faisant le double de la taille de ses congénères, la bête n’en paraissait que plus massive. De son regard, l’on pouvait percevoir toute la sagesse dont il était emplit ainsi que d’une bienveillance que l’on ne pourrait soupçonner venant d’un simple animal, mais ce cerf là n’était pas un simple animal. De nombreuses légendes en ont déjà fait le portrait et peignent ce cerf particulier et légendaire sous les traits d’un envoyé des Dieux. Mais notre jeune ami n’a pas eu la chance d’avoir une famille ni d’entendre les histoire de son grand-père. Frappé par sa beauté et par la prestance qu’il dégageait, Gnar’ Bluk mit du temps à encocher une flèche à son arc puis à le bander. A peine eut-il le temps de viser que le cerf s’enfuit. Laissant échapper un soupir de frustration, Gnar’ Bluk décida de poursuivre le cerf, ne se doutant point que par la même il allait sceller son destin à jamais.

Trente minutes furent suffisantes au messager des Dieux pour distancer notre ami. Gnar’ Bluk, essoufflé par son éprouvante course mit un genoux à terre et écouta profondément et calmement les bruit avoisinants.

Un cri déchira le silence pesant. Tous les sens en alerte, le demi-orc sortit sa hache. La tenant fermement de ses deux mains, il s’avança vers l’endroit d’où provenait le cri. Un autre cri retentit, plus puissant et plus effrayé. Sentant en lui monter une rage longtemps réfrénée, Gnar’ Bluk, pourtant épuisé par sa course avec le cerf, trouva en lui des ressources jusque là non exploitées et courut vers les cris qui s’intensifiaient. Montant une colline à grands pas Gnar’ Bluk découvrit deux gobelins poursuivant une petite fille dans une clairière. Cette jeune fille, qui n’était apparemment pas encore entrée dans l’adolescence était vêtue d’une simple chemisette réduite en lambeaux par les assauts des griffes des deux gobelins. Elle était apeurée et l’on pouvait percevoir dans ses yeux une peur primale.
Lorsque le demi-orc aperçut les gobelins son sang se mit à bouillonner. Les gobelins, ces misérables créatures, lointaines cousines des orcs. Les orcs, brutaux et sanguinaires, il les détestait. A leur pensée, sentant monter en lui une colère longtemps tapie, Gnar’ Bluk hurla de rage. Les gobelins qui étaient trop occupés à infliger les pires sévices à leur frêle proie levèrent la tête. A la vue du demi-orc les gobelins pensèrent qu’un nouveau compagnon de jeu allait s’offrir à eux, mais à la violence de son cri, ils comprirent que le demi-orc n’allait pas s’amuser avec la fille …

Au loin, un cerf observait la scène. Déçu de ne pouvoir rien faire de plus et de ne pas avoir la capacité d’intervenir d’avantage dans le monde des mortels, il s’en alla, tout de même satisfait d’avoir tissé un nouveaux fil dans le destin du monde, il prit le chemin de la forêt profonde à l’intérieur de laquelle il vivait paisiblement. Jetant un dernier coup d’œil à la scène en contrebas et observant le demi-orc il se félicita de son choix et s’enfuit, loin, très loin, dans son domaine sylvestre.

Gnar’ Bluk estima les forces de ses adversaires et les observa, avançant à pas légers vers eux. Resserrant ses puissantes mains sur la poigne de sa hache, Gnar’ Bluk s’immobilisa et reçu fermement la charge des deux gobelins. Au moment où les peaux-vertes chargeaient, un autre surpris notre ami en sortant d’un buisson non loin de là. S’armant de sa javeline et visant le demi-orc méthodiquement, le vermisseau la lança, un cri haineux accompagnant ce lancer mortel.
Gnar’ Bluk, attendant solidement la charge de ses deux adversaires ne vit même pas le troisième gobelin lancer sa javeline. Seul le cri de celui-ci permis a Gnar’ Bluk d’éviter de justesse le projectile qui le visait. Sentant la javeline manquer de peu sa tête le demi-orc retourna son attention sur ses deux assaillants. Les deux gobelins, profitant de l’effet de surprise de leur compagnon tapi dans les buissons accélérèrent leur pas et foncèrent tête baissée sur le demi-orc qui était à cinq mètres d’eux. L’adversaire le plus proche de Gnar’ Bluk mit toute sa force dans un ultime coup de masse et manqua de peu le demi-orc, qui sauta en arrière pour esquiver le coup. Le gobelin, qui ne se doutait point de l’extrême agilité de son adversaire et qui avait frappé avec toute la force possible fut entraîné en avant par sa propre puissance ainsi que par le poids de son arme, et tomba violemment au sol. Le deuxième, qui avait prévu le recul de son adversaire frappa en avant et toucha le bras du demi-orc, arrachant à celui-ci un morceau de peau assez conséquent. Le demi-orc sentit la douleur monter en lui et laissa libre court à toute sa rage, cette rage qu’il avait sentie se réveiller à la seule vue des peaux vertes. Ses muscles se contractèrent et Gnar’ Bluk sentit une nouvelle puissance, jusque là inconnue s’emparer de lui. Le premier coup encaissé et voyant le gobelin se préparer à frapper de nouveau, Gnar’ Bluk leva sa hache au dessus de sa tête et l’abattit violemment sur la tête menue du gobelin et d’un coup, le trancha net de haut en bas. Du gobelin qui avait porté le premier coup ne subsistait qu’ un amas de chair informe et sanguinolent. Gnar’ Bluk avait frappé si fort que sa hache s’enfonça dans la terre et il fut éclaboussé tant part le sang du gobelin que par le jet de terre que produisit l’impact avec le sol. Regardant du coin de l’œil le premier gobelin qui se relevait, Gnar’ Bluk mit fermement un pied a terre et essaya de tirer son arme. Mais la violence du coup précédent avait tellement enfoncée la hache de Gnar’ Bluk dans le sol que celui-ci peina à la retirer. Sentant encore en lui la cette puissance qui l’animait, Gnar’ Bluk saisit fermement sa hache, jeta un dernier coup d’œil au gobelin qui était déjà debout et prit une inspiration. Ses veines se contractèrent sous la puissance qu’il mettait à profit et d’un seul mouvement celle-ci sortit du sol. Mais la puissance mise en jeu était telle que la hache, en sortant du sol faucha le gobelin qui venait à peine de se remettre sur ses pieds. Le petit être fut mis dans le même état que son compatriote à la seule différence que sa tête ne fut point touchée par la hache. Au final, ce n’était plus deux corps de gobelins qui gisaient par terre mais plutôt ce qui s’apparenterait à un kebab géant pour ogre avec supplément ketchup.

A la vue de ses compagnons fraîchement découpés le troisième gobelin qui venait juste de s’élancer stoppa net sa charge, fit demi-tour et détala ventre à terre.

La petite fille, terrorisée par les gobelins et plus encore par le carnage quelle avait vu de ses propres yeux imita le gobelin et s’enfuit dans la forêt.

Le demi-orc, seul dans la clairière regarda les restes de ses deux lointains cousins et hurla, hurla de rage et de joie. Il le lui ferait payer, oh oui, il le lui ferait payer …
Sa faim le tiraillant toujours, il se mit en route, suivant le chemin que la petite fille avait empruntée.


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cerealekiller
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MessageSujet: Re: Gnar' Bluk le demi-orc   Mar 28 Fév 2006 - 9:12

Pas mal comme histoire. Je ne savais pas que les orques pouvaient s'accouplés avec une autre espèce (peut-être par accident ?) .

"Sa faim le tiraillant toujours" --> pourquoi il a pas mangé les gobs alors ?
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Fogia
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MessageSujet: Re: Gnar' Bluk le demi-orc   Mar 28 Fév 2006 - 12:44

Il est un tant soit peu civilisé en fait donc il mange pas les gobelins.

Pour l'accouplement comme précisé plus haut les faits ne se passent pas dans le vieux monde mais dans Mondorehnun lieu inventé par votre serviteur et bien inspiré de Donjon et Dragon (Faerune pour être plus précis) où les demi-orc sont assez répandus.

Pour la ptite histoire un orc violat sa mère, donc il devint un demi-orc ...


Dernière édition par le Ven 3 Mar 2006 - 12:47, édité 1 fois
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Maelowenn
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MessageSujet: Re: Gnar' Bluk le demi-orc   Mar 28 Fév 2006 - 12:51

Une histoire très bien montée, mes félicitations
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Fogia
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MessageSujet: Re: Gnar' Bluk le demi-orc   Ven 3 Mar 2006 - 13:06

Voilà la suite (encore incomplète) des aventures de mon groupe de joueur.
Le premier récit relatant une toute petite partie d'initiation à Donjon et Dragon, celui-ci relate le premier scenario que j'ai fais joué à mes joueurs.
C'est encore incomplet car deux scenarios plus loin ils mourrurent tous donc je n'ai pas eu le courage d'écrire leurs aventures, mais peut-être qu'un jour je le ferais.



La jeune sylve, essoufflée et épuisée par sa longue course s’arrêta soudainement, sentant ses dernières forces la lâcher. Elle jeta un ultime coup d’œil derrière elle histoire de s’assurer que ses poursuivants n’étaient plus à ses trousses et doucement, ferma les yeux …

A une lieue de cela, Maëlwenn entonnait sa prière matinale. Tous les matins, la jeune druidesse répétait le même rituel, refaisait les même gestes. Cela faisait deux longs mois que notre amie était en période d’initiation. Ce pèlerinage était nécessaire pour notre jeune amie, lors de celui-ci elle se remettrait en question et essayerait de mieux comprendre le monde. Chaque enfant de son village devenu majeur devait entamer cette quête intérieure. Lors de cette quête elle se verrait attribuer son totem, l’animal avec lequel elle tisserait un lien sacré, un lien que nul ne pourrait rompre, nul sauf la mort. Une fois l’enfant et son totem réunis, ils reviennent souvent à leur village et contribuent à l’épanouissement de celui-ci, mais d’autres préfèrent aller et voir d’autres contrées, toujours en quête de savoir et de connaissances afin de rendre le monde meilleur. Voici ce qui regroupe les habitants de Loriliane, l’envie d’aider et d’apporter leur aide aux autres, un bien beau peuple en somme … (note personnelle : réserver un ticket de caravane pour aller y passer quelques vacances)

Au même instant, Gnar’ Bluk venait de finir sa traversée fastidieuse dans la forêt de Elandornil et arrivait enfin au village qu’il avait entraperçu au loin. Fut-il arrivé aux portes du village, un vieil homme au regard avenant sortit de sa demeure et se lança à la rencontre du demi-orc. Le vieil homme portait une longue tunique semblable à celle que portent les ducs et les seigneurs, la propreté en moins. Néanmoins, sa longue barbe grise était taillée de près et sur son visage, l’on pouvait apercevoir les ravages du temps ainsi qu’une profonde sagesse .
- « Holà l’ami ! Quel bon vent vous amène dans mon modeste village ? » l’interpella l’homme à la barbe grise
- « Bonjour vieil homme, je cherche juste à ripailler ainsi qu’un endroit où dormir. Je n’ai pas goûté à un vrai repas depuis des lustres ! » lui répondit le demi-orc
- « Bienvenu à Ragthounam jeune demi-orc, je me prénomme Otiril et je suis le chef de ce modeste village. »
Otiril, à la vision du demi-orc repensa soudain au récit d’Altea, sa petite fille qui fut secourue par un « homme plein de poils gris qui criait et sentait fort ».
- « Mon ami, me feriez vous grâce de votre nom, vous qui avez sauvé ma petite fille. » dit Otiril, un sourire malicieux au coin des lèvres.
Toujours impassible, le barbare répondit « Je me nomme Gnar’ Bluk et je suis heureux d’apprendre que c’est votre parente que j’ai sortie des griffes des gobelins. Je pense lui avoir fait un peu peur et j’en suis désolé. »
- « Que nenni, et je vous en remercie mon jeune ami, sans vous, ma petite Altea serait déjà morte à l’heure qu’il est. Pour cela maître demi-orc je vous offre le logis, la nourriture et surtout la boisson de tout Ragthounam. »
A l’énonciation du mot « boisson » Gnar’ Bluk trouva un nouvel interêt au vieil homme : « Je vous en remercie, je pense rester quelques jours, pas plus, je suis à la recherche de quelqu’un. »
- « Vous pourrez rester autant de temps que vous le désirez messire. »
- « Merci bien, je vais aller me restaurer dans votre taverne si cela ne vous dérange pas »
- « Allez, allez mon ami et profitez de nos boissons, vous n’en boirez pas de meilleures dans tout Elandornil ! »

Le vieil homme s’en retourna et suivit notre ami des yeux, une fois celui-ci dans la taverne, le vieil homme se jura de lui parler de son problème demain, oui demain, laissons le se reposer pour le moment …

La nuit tomba bien vite en ce premier jour de notre aventure et Gnar’ Bluk était épuisé par sa course et son combat, il prit la chambre la plus proche et sombra s’immergea au pays des rêves ...

La sylve se retournait dans son sommeil, hantée par ce quelle venait de subir. Mais avant d’aller plus loin je vais vous conter l’histoire de ce peuple longtemps oublié des hommes. Les sylves sont des créatures féeriques qui existent depuis la nuit des temps. La légende dit qu’elles sont les filles de la déesse de la nature Gaïa et de la première nymphe qui apparut dans le monde de Mondorehn. Elles sont, grâce à leur origine, merveilleusement belles, et possèdent un charme enivrant. Elles ont toutes de longs cheveux blancs et soyeux, des formes presque utopiques, un visage angélique, des yeux doux en amande couleur cyan, et des lèvres pulpeuses menant les hommes a la tentation. Ces créatures féeriques sont liées à la nature, et la protégent au péril de leur vie. Ce sont également elles, contrairement aux nymphes ne s’éloignant jamais de leur domaine, qui sont envoyées en mission par Gaïa pour résoudre des quêtes en rapport avec la nature. Les sylves doivent rester pures, sinon leur corps se consumerait. A la période correspondant aux Anciens Temps, les sylves étaient nombreuses dans le monde, et apportaient aux autres races savoir et sagesse. Mais un jour, les jonglanes, fées de la guerre et de la destruction, voulurent les affronter pour imposer aux hommes encore innocents leurs propres valeurs et faire offense à la nature.
Les conflits incessants entre les deux adversaires durèrent plusieurs siècles mais les jonglanes prirent le dessus, et les sylves furent obligées d’abdiquer. Les conséquences de la guerre furent graves : 95% des sylves moururent sur les champs de batailles. Les survivantes fuirent le monde et s’isolèrent au cœur des forêts, dans les domaines sacrés de la nature. Elles devinrent des protectrices sylvestres et côtoyèrent les autres créatures féeriques comme les nymphes et les pixies. Elles entretinrent également, au fil du temps, des relations amicales avec les druides d’autres races respectant la nature. Mais les sylves ont toujours été très farouches : elles tuent sur le champ toute personne profanant l’un de leur domaine.
Les jonglanes, quant à elles, insufflèrent aux autres races l’envie de prendre les armes, de faire la guerre, de mener des armées et de s’affronter sur des champs de batailles. A cause d’elles, le monde changea et le temps ne fut plus seulement rythmé par la force de la nature, mais aussi par le sang coulant à flots et le bruit du fer.
La race des sylves est en voie de disparition, et on ne compte plus qu’une cinquantaine de ces magnifiques créatures. Elles espèrent retrouver leur prestige d’antan en se réunissant, mais ce qui leur importe plus que tout est l’équilibre de la nature, l’équilibre entre la vie et la mort, le fait que rien ne se perd mais que tout se transforme.
Quand elles quittent leurs forêts, c’est considéré comme un prodige, mais quand un homme en rencontre une, on peut alors parler de miracle…


Un bruit, quelqu’un arrive se dit la sylve. Ni une ni deux, la sylve se releva prestement, sortant sa masse d’armes lourde et leva son bras, prêt à frapper. Rien, il n’y avait rien, un animal sûrement. Elle rengaina sa masse et poursuivit sa route, une route inconnue mais peut importe, jamais elle ne retournerait avec cet esclavagiste, plus jamais, et elle le lui ferait payer, oh oui, elle le lui ferait payer …

Tout en avançant droit devant elle au milieu de la forêt, elle aperçut un chien qui la fixait sagement. Non, ce n’était pas un chien, ce grand animal ressemblait plus à un loup qu’a un chien, mais en lui ne transparaissait pas la sauvagerie habituelle aux loups, non, il avait le regard bienveillant de circonspection que l’on voyait parfois dans le regard de certains animaux. Son regard porté sur la sylve fit s’arrêter celle-ci et instinctivement elle s’approcha du chien sans méfiance. Au moment où elle tendait sa main vers lui Maëlwenn se releva. Elle examina la sylve des pieds à la tête et lui souhaita la bienvenue :
- « Bonjour, que faites-vous dans cet état et dans ce lieu ?
- « Je me nomme Danaëlle »
, répondit la sylve tout en essayant de percevoir les intentions de son interlocutrice.
- Souhaiteriez-vous prendre un peu de bon temps, je connais une source pas très loin d’ici qui pourrait fort bien vous aider à vous relaxer » lui dit Maëlwenn, le sourire aux lèvres.
- « Je viens d’un long périple et j’aimerais beaucoup boire un peu d’eau fraîche »
- « Je vous y emmène, je m’appelle Maëlwenn, je viens du village de Loriliane. Suivez-moi, ce n’est plus très loin »
Une fois arrivées à la source en question, les jeune femmes firent connaissance et chacune apprit sur l’autre, Danaëlle apprit que Maëlwenn serait une future druide et Maëlwenn fut surprise de connaître la race de Danaëlle, une race longtemps oubliée …

« C’est une belle journée que voilà » avisa Harkont à son compagnon nain. Toujours aussi taciturne, Otriliane ne répondit pas. Même face aux pires pitreries du jeune halfelin, le petit homme barbu ne riait point. Toujours réservé et jamais enclin à la conversation, il aiguisait méthodiquement sa hache à chaque temps libre. Fort heureusement pour lui ces occasions étaient fréquentes ces temps-ci.
Toujours de bon entrain, Harkont marchait joyeusement et inspectait les environs comme à l’accoutumé. D’un naturel courtois et bienveillant, notre jeune ami n’en était pas moins rusé et malin. Toujours à l’affût et discret, le halfelin partit devant pour inspecter si personne ne viendrait ennuyer le convois. Laissant son camarade seul avec la caravane et leur employeur, Harkont partit en reconnaissance.

Une fois sortie de l’eau et rhabillée, la sylve remercia Maëlwenn de lui avoir montrée cet endroit. Accusant le poids de deux jours de fuite intensive, Danaëlle demanda à la druidesse où est-ce qu’elles pourraient se reposer pour la nuit. Maëlwenn, toujours aussi aimable, proposa à la sylve de dormir avec Kalyxt pendant quelle irait trouver à manger.

Revenant à grand pas vers son ami nain, Harkont lui lança :
- « Ragthounam est à deux lieues d’ici, nous y serons bientôt »
- « Très bien »
lui répondit maître Tshanson, leur employeur. « Une fois arrivé à destination, rappelez-moi de vous présenter à Otiril, c’est un vieil ami à moi et je suis sur qu’il vous trouvera un autre « petit travail » »
Les trois personnages, suivis de leur deux chevaux et d’un poney, avancèrent sur le chemin qui était tracé devant eux, l’esprit apaisé de ne s’être point fait attaqués durant le trajet.

Arrivé au village, Tshanson fut vite accueillit par son ancien ami Otiril. Les deux hommes parlèrent cinq bonnes minutes tout en oubliant le halfelin et le nain restés derrière. Une fois leurs propos terminés, Tshanson désignât de la tête nos deux jeunes amis, fit un dernier salut à son ancien camarade et s’en fut chez le forgeron du village. Otiril vint enfin à la rencontre des deux nouveaux arrivants. Les présentations terminées, le chef du village leur désigna un demi-orc attablé à une table sur la terrasse de la seule taverne du village.
C’était une taverne somme toute assez normale, elle était salle et lugubre. A une table étaient attablés un groupe de nain, tous portant une cape violette avec des motifs runiques, à la table suivante une courtisane faisait de l’œil à un jeune noble un peu saoul, la table qui arrive nous offre un spectacle de choix avec Alphonse et Bernard savourant leur septième chopine tout en psalmodiant des aberrations sur le code civil paysan, une taverne normale, tout comme je l’avais précisé.
Otiril accompagnât ses nouveaux amis à la table du demi-orc et les présentât :
- « Sieur Gnar’ Bluk, voici deux compagnons qui pourraient vous être fort utiles pour le petit travail que je vous ai confié » Il posa sa main fermement sur l’épaule de nos deux compagnons « Voici Harkont et Otriliane » Le halfelin fit une révérence gracieuse à Gnar’ Bluk et le nain commanda une bière …
- « Bien le bonjour à vous messieurs, asseyez-vous, nous avons beaucoup à nous dire si nous souhaitons collaborer » Le barbare héla la serveuse la plus proche, la saisit par la taille et lui glissa deux mots à l’oreille. La serveuse, d’un noble coup de rein se dégagea de notre jeune ami et pressa le pas pour se diriger vers le bar, jetant un dernier coup d’œil derrière elle.

Gnar’ Bluk leur expliqua donc le problème de la famille Chagron. Avant-hier, le petit Thomas était allé apporter du lait pour les Chagron. La maison étant plus reculée du village, et les Chagron étant âgés, c’était Thomas qui leur apportait leurs provisions quand ils en avaient besoin. Thomas, une fois arrivé à la petite maison sentit une mauvaise odeur aux abords de la maison et vit la porte de la maison fracassée. Il n’osa point rentrer à l’intérieur ...


Bon il y a pas mal d'erreurs mais ça se laisse lire Very Happy

PS : Tout ceci est raconté par Fogia, un barde que j'avais joué avec un autre groupe et qui fut un de mes pnj favoris par la suite, il les accompagna durant quelques missions

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Fogia
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MessageSujet: Re: Gnar' Bluk le demi-orc   Ven 10 Mar 2006 - 16:52

Ouahou, je vois que je met le forum en émois, je suis confus ... Laughing

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